S'agissant de Vincent Delory, pour qui les causes de la mort restaient incertaines, "l'expertise a démontré que son décès n'était pas en relation avec des plaies par arme à feu mais était à mettre sur le compte des effets thermiques dégagés par un foyer d'incendie".
M. Delory "n'a été victime d'aucun tir direct" lors de l'assaut par un commando français, ajoute le parquet, en précisant qu'un "projectile de calibre .30 retrouvé dans sa fesse ne l'a atteint qu'après ricochets".
"La plaie occasionnée n'ayant pas été hémorragique, cette munition ne peut avoir été la cause de la mort et a atteint Vincent Delory à un moment où celui-ci était soit déjà décédé, soit à un état avancé de son agonie", assure le parquet.
De ces expertises médico-techniques et balistiques, "il ressort, s'agissant de l'autre otage,Antoine de Léocour, que celui-ci a été victime d'un tir à très courte distance, voire à bout touchant, qui est la cause directe et unique du décès", indique dans un communiqué le parquet.
Cela tendrait à confirmer les premières constatations après l'autopsie accréditant la thèse d'une exécution par les ravisseurs.
Le parquet, chargé de l'enquête préliminaire sur l'enlèvement et le décès des deux jeunes hommes, précise que "cette munition a possiblement été tirée par une arme française, sans que soit connue, à l'heure actuelle, la capacité de l'Aqmi à disposer de telles munitions".
Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui a revendiqué l'enlèvement, avait pour sa part affirmé le 15 janvier qu'un des deux otages français avait été tué au Mali par les frappes aériennes françaises et que l'autre avait été exécuté par Aqmi.
AFP.
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