3,8 millions d'euros. La somme versée pour l'acquisition du nouveau remorqueur du port de Caen laisse supposer à elle seule l'importance de cet investissement. "Ce sera un événement", confirme le directeur du port Antoine de Gouville. "On n'achète pas un tel bateau tous les jours... Pour preuve : les deux autres dont on dispose actuellement ont près de 40 ans !" En juin prochain, cet outil de dernière génération viendra suppléer les services de ses prédecesseurs, et permettra de seconder plus facilement le seul remorqueur présent à Cherbourg, en cas de besoin.
Coûteux, mais indispensable
Le fonctionnement de ce service représente lui aussi un coût conséquent, mais nécessaire. "Sans lui, on se priverait à l'avenir des plus gros navires qui desservent Caen. Chacun doit être guidé dans le port par un, voire deux remorqueurs." Principal trafic concerné, le plus important du port : celui des céréales, dont 325 411 tonnes ont transité par le port en 2014. Qui plus est, les remorqueurs peuvent être aussi sollicités – 24 heures sur 24 – pour d'autres travaux, notamment de sécurité : "si un navire est en difficulté, ou en cas de météo défavorable pour les ferries, ils sont engagés."
Mais l'appareil ne s'arrêtera pas là. "Ses performances sont bien meilleures que celles des anciens remorqueurs. Il est plus automatisé, plus puissant, plus moderne, plus compact", vante Antoine de Gouville. Sa polyvalence permettra ainsi de développer de nouvelles activités. Équipé d'une grande herse, il pourra par exemple ratisser les fonds marins pour les niveler après les opérations de dragage. Et participera au besoin à des petits travaux liés à l'installation d'un champ éolien offshore au large de Courseulles-sur-Mer. De quoi largement légitimer l'investissement.
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