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Paris (AFP). Les formules choc de Valls sur le FN continuent à faire des vagues

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Paris (AFP). Les formules choc de Valls sur le FN continuent à faire des vagues
Le Premier ministre Manuel Valls lors d'un meeting électoral, le 5 mars 2015 à Boisseuil, en Haute-Vienne - AFP/Archives
En disant sa "peur" du Front national et en revendiquant une "stigmatisation" de Marine Le Pen, Manuel Valls a créé de nouveaux remous sur l'ensemble de l'échiquier politique qui s'émeut aussi de son maintien annoncé à Matignon après les départementales. Rien de bien nouveau dans la bouche du Premier ministre, adepte confirmé des formules choc tant sur la situation française ("apartheid territorial", "islamo-fascisme") qu'au plan électoral. "La gauche peut mourir", s'exclamait-il en juin devant le Conseil national du PS. Le Front National est "aux portes du pouvoir", insistait-il en septembre depuis Bologne (Italie). Avant de dénoncer, la semaine dernière, un "endormissement généralisé" face à Marine Le Pen. Mais dimanche, Manuel Valls, sans doute pour mobiliser l'électorat de gauche, a de nouveau sorti l'artillerie lourde, évoquant sa "peur" d'une France qui se "fracasse", son "angoisse" face au FN dont il revendique la "stigmatisation" alors que le parti d'extrême droite, arrivé en tête aux européennes en 2014, reste le grand favori des sondages pour les départementales (22-29 mars). Au passage, le Premier ministre s'imagine "sans aucun doute" à Matignon après ce nouveau scrutin intermédiaire, même en cas de revers sérieux pour le Parti socialiste. Une annonce peu commune, couplée au fait qu'il n'y aura aucun infléchissement de la politique menée par le gouvernement, qui est elle aussi critiquée, à droite comme à gauche. Cette nouvelle sortie sur le FN a suscité le courroux de l'UMP, qui a qualifié lundi le Premier ministre d'"agent électoral du Front National", selon les termes de l'ex-ministre Valérie Pécresse. Il y a quelques jours, le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, avait évoqué le "FNPS". "Ce sont les échecs de la majorité qui dopent le Front National", a déclaré Brice Hortefeux, proche de l'ancien chef de l'Etat pour qui "le rôle d'un Premier ministre n'est pas d'avoir peur mais d'obtenir des résultats". "On fait le jeu du FN en faisant ça", "n'en parlons plus, parlons aux Français de ce qu'on est prêts à faire pour répondre à leurs difficultés", a préconisé de son côté le député UMP Henri Guaino. - Onfray s'emporte - Visé nommément par M. Valls dimanche, le philosophe Michel Onfray l'a traité de "crétin", prisonnier des "fiches" de ses "fameux conseillers en communication", ces "petits gominés trentenaires". Dimanche, Manuel Valls l'avait accusé d'avoir perdu ses "repères" pour avoir dit préférer "une analyse juste" du très droitier philosophe Alain de Benoist "à une analyse injuste de Minc, Attali ou BHL". "Les reniements de la gauche font Marine Le Pen, créent Marine Le Pen et nourrissent Marie Le Pen", s'est emporté M. Onfray, persuadé de longue date que la gauche avait perdu ses repères "en 1983" avec le tournant de la rigueur orchestré par François Mitterrand. Les réactions sont plus mesurées au sein de la gauche du PS. Benoît Hamon a estimé que le Premier ministre avait "raison de désigner la menace", mais tort de ne pas infléchir sa politique dont il est un des principaux opposants de l'intérieur. Nommé à Matignon pour "faire du Valls", selon les termes de François Hollande, le Premier ministre continue de concentrer l'attention. Il participera lundi soir, avec Bernard Cazeneuve, à un meeting à Bresles (Oise) où le FN a réalisé 48% aux européennes. Pour un proche de François Hollande, ces déclarations de Valls constituent "un sacré pari, un pari risqué" avec "un côté tout pour le tout". "Quand vous dites ça, vous pouvez réveiller du monde et pas forcément les vôtres", met en garde ce conseiller, pour qui "diaboliser ou stigmatiser l'électorat FN, c'est dangereux. Cela peut avoir pour effet de le faire encore gonfler" sans pour autant mobiliser la gauche. "La réalité, c'est qu'on ne sait plus par quel bout prendre le FN", confie-t-il. Selon lui, Hollande "ne tiendra pas ce discours, ce n'est pas son langage", même s'il "ne décourage pas Valls". Le chef de l'Etat est "assez d'accord" avec l'analyse de Bayrou qui estime que "la peur et l'angoisse ne sont pas les mots que doit employer un Premier ministre", conclut ce conseiller.

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