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Athènes (AFP). Athènes s'est assuré un répit mais les questions abondent

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Athènes (AFP). Athènes s'est assuré un répit mais les questions abondent
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras au Parlement, à Athènes, le 24 février 2015 - AFP
Après s'être assuré un petit répit, le gouvernement grec d'Alexis Tsipras doit s'atteler aux promesses faites à ses électeurs et à ses partenaires, ce qui soulevait déjà mercredi beaucoup de questions alors qu'Athènes mettait en garde contre "le pire". Mardi, la Grèce a reçu le feu vert de la zone euro à l'extension jusqu'à fin juin, du programme d'aide qui maintient le pays à flot. En échange, M. Tsipras a pris des engagements de réformes, en essayant de ne pas trop renier ses promesses anti-austérité. Dans la dernière édition de Charlie Hebdo, sortie mercredi, le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a mis en garde contre "le pire". "Si les gouvernements pro-européens et démocratiques tels que celui auquel j'appartiens sont asphyxiés, et si les gens qui les ont élus sont poussés au désespoir, les seules personnes à bénéficier de cette situation seront les fanatiques, les racistes, les nationalistes", a-t-il développé. Un jour après l'accord trouvé avec la zone euro les questions se bousculaient, par exemple sur les échéances financières qui attendent Athènes dans les semaines à venir. Des prêts du Fonds monétaire international (FMI) doivent être remboursés en mars, et les Européens n'ont pas prévu de verser d'argent avant avril, date à laquelle ils veulent juger des avancées grecques sur les réformes. "Aucun euro ne sera versé avant" que le pays n'ait rempli ses engagements, a assuré à la radio le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble. Autre gros point d'interrogation, la réalisation effective du programme ambitieux - mais non chiffré - mis sur la table, qui comporte un important volet de lutte contre la fraude et la corruption et de réforme de l'appareil d'Etat, chantiers maintes fois inachevés par les précédents gouvernements. Il y a encore "beaucoup de travail", a asséné mercredi la chancelière allemande Angela Merkel. "Le gouvernement va avancer très vite pour concrétiser" les réformes, a assuré M. Tsipras lors d'une réunion du groupe parlementaire de son parti Syriza mercredi. Il s'est dit prêt à "toutes les ruptures nécessaires" avec les anciennes pratiques. - quid de la dette, d'un 3è plan ? - Mais le porte-parole du gouvernement Gabriel Sakellaridis s'est félicité dans un entretien télévisé du caractère "général" des engagements pris qui donne "des marges" à l'exécutif grec. Des déclarations à l'intention de l'électorat de Syriza mais pas vraiment de nature à rassurer les Européens. Elu sur un message d'affranchissement de la tutelle des créanciers internationaux, qui ont demandé des réformes douloureuses en échange de 240 milliards d'euros d'aides depuis 2010, le Premier ministre, encore très populaire, a dû faire marche arrière sur plusieurs points. Le relèvement promis du salaire minimum n'est par exemple plus ni daté ni chiffré. Dans le débat surgissait déjà aussi la question de l'après. Quelle forme prendra le "nouveau contrat" que la Grèce veut conclure avec ses partenaires d'ici fin juin? M. Varoufakis veut mettre le sujet d'une restructuration de la dette - 320 milliards d'euros, soit 175% du PIB grec - sur le tapis. Cette discussion "doit commencer immédiatement", a-t-il enjoint dans une interview en Grèce. Le journal allemand Rheinische Post a aussi fait circuler mercredi un chiffre pour un éventuel troisième programme d'aide, 20 milliards d'euros, sur la foi de sources à Berlin. Il est "beaucoup trop tôt" pour parler d'un troisième programme, a réagi le porte-parole de M. Schäuble. Ce serait pour Athènes un sérieux revers que de devoir se soumettre à nouveau à un programme assorti de conditions et alors que les précédents (en 2010 puis en 2012) ont volé leur "dignité" aux Grecs, selon les dires de M. Varoufakis. La Grèce préfèrerait une ligne de crédit, mais "il est plus probable qu'on aille sur un nouveau programme", confiait mardi un haut responsable européen. Les quatre prochains mois seront "une négociation quotidienne", a reconnu le ministre grec de l'Emploi Panos Skourletis.

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