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Athènes (AFP). Grèce: le gouvernement au travail, en attendant les premières confrontations

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Athènes (AFP). Grèce: le gouvernement au travail, en attendant les premières confrontations
Le nouveau Premier ministre grec Alexis Tsipras lors de la cérémonie d'investiture le 27 janvier 2015 au palais présidentiel à Athènes - AFP
Le gouvernement anti-austérité du nouveau Premier ministre Alexis Tsipras était déjà au travail mercredi, et devait énoncer ses premières mesures pour améliorer le quotidien des Grecs et dans la perspective de renégocier la dette du pays. Le gouvernement, dévoilé mardi et qui comprend 13 ministres contre 19 précédemment, est réuni autour d'Alexis Tsipras dans les locaux du Parlement depuis environ 08h30 GMT (10h30 locales). L'Europe entière était suspendue aux premières déclarations économiques du gouvernement, largement issu de la gauche radicale Syriza, alors que les premières visites de responsables de l'Union européenne sont déjà programmées à Athènes avec jeudi le président du Parlement européen Martin Schulz, et vendredi celui de l'Eurogroupe (les ministres des Finances de l'UE) Jeroen Dijsselbloem. Pour cette première réunion, M. Tsipras pourrait annoncer une réduction des privatisations en cours -- celle du port du Pirée serait déjà dans la balance -- et des mesures concrètes pour améliorer le bien-être des Grecs, épuisés par six ans de récession, un taux de chômage de 25% et des mesures de restrictions de toutes sortes, notamment salariales. Le gouvernement a l'intention de faire adopter très vite une loi rehaussant de 580 à 751 euros le salaire minimum, de laisser des facilités de paiement à ceux qui ne peuvent payer leurs arriérés d'impôt, d'accorder l'électricité gratuites et des bons d'alimentations aux plus démunis, et d'en finir avec l'obligation de "mobilité et d'évaluation" dans les services publics, largement imposée par les créanciers du pays, la fameuse troïka (UE, BCE, FMI). Autant de mesures qui s'éloignent des préconisations de la troïka, avant même que le gouvernement n'évoque le grand point de confrontation avec l'UE, son exigence de réduction par les créanciers de l'énorme dette grecque. -'Apprendre à se connaître' - Tout cela à un moment crucial, puisque l'UE avait prévu de verser à la Grèce fin février les 7 derniers milliards prévus par son plan d'aide mais à la condition expresse que les réformes en cours aient abouti et que la Grèce observe un strict régime budgétaire. La visite de M. Dijsselbloem, vendredi, est avant tout destinée à ce que lui, M. Tsipras, et les responsables grecs en charge des Finances, notamment le nouveau ministre Yanis Varoufakis, "apprennent à se connaître", a indiqué à l'AFP une porte-parole de l?Eurogroupe. Mais M. Dijsselbloem avait annoncé la couleur dès lundi, en rappelant que "faire partie de la zone euro signifie qu'il faut respecter l'ensemble des accords déjà passés". Mardi soir, le commissaire européen Pierre Moscovici a exclu néanmoins toute rupture à venir avec la Grèce. "La Commission aide et veut continuer à aider la Grèce. Il n'est pas question que, de ce point de vue-là, il y ait une rupture", a-t-il souligné. Autant de déclarations soufflant le chaud et le froid qui semblent traduire le malaise des partenaires de la Grèce face à ce nouveau venu encore assez incernable. Un économiste de BNP Paribas, Gizem Kara, remarquait mardi que M. Varoufakis avait indiqué à une radio irlandaise avoir eu une première conversation téléphonique "encourageante et inspirante" avec M. Dijsselbloem. Il avait ajouté que les Grecs ne chercheraient pas à Bruxelles une solution qui soit "uniquement bonne pour eux" mais aussi pour "les Irlandais, les Slovaques, les Allemands, les Français et les Italiens". La Grèce semble donc bien décidée à initier un mouvement général en Europe, pour secouer le joug de l'austérité consécutive à une crise dont beaucoup de populations ne se sentent pas responsables. "L?arrivée de Syriza au pouvoir en Grèce va bousculer l?Europe. Elle va l?obliger à réfléchir sur la façon dont elle fonctionne", observait Philippe Waechter, de Natixis Asset Management. Capital economics estimait de même que "la victoire de Syriza peut accroître l'influence des partis anti-austérité dans le reste de l'Europe, notamment en Espagne avec Podemos" mais que "la résistance de l'Allemagne limitera la possibilité des instances européens d'assouplir cette politique". La Bourse d'Athènes poursuivait son mouvement de recul mercredi, ouvrant en baisse de 2,22%.

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