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Paris (AFP). Charlie Hebdo: les suspects salués par l'EI et traqués pendant l'hommage

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Paris (AFP). Charlie Hebdo: les suspects salués par l'EI et traqués pendant l'hommage
Des membres du GIPN à Corcy près de Villers- Cotterêts (Aisne) le 8 janvier 2015 - AFP
Les forces d'élite traquaient jeudi deux frères liés au jihadisme soupçonnés d'être les auteurs de l'attaque contre Charlie Hebdo, saluée par le groupe Etat islamique (EI), alors que la France rendait un hommage émouvant aux douze morts du pire attentat depuis plus de 50 ans. Chérif et Saïd Kouachi Chérif et Saïd Kouachi, 32 et 34 ans, nés à Paris et de nationalité française, ont été "formellement reconnus" près de Villers-Cotterêts (Aisne) par le gérant d'une station-essence qu'ils ont agressé, "cagoulés, avec kalachnikov et lance-roquettes apparentes". Le Raid et le GIGN, unités d'élite de la police et de la gendarmerie, ont été déployés dans la zone, que survolaient des hélicoptères, tandis que des convois de forces de l'ordre filaient toutes sirènes hurlantes. Mais à la tombée de la nuit, les deux hommes, qui ont abandonné leur voiture, étaient toujours en fuite. La motivation jihadiste de l'attaque contre l'hebdomadaire, régulièrement menacé depuis 2006 et la publication de caricatures de Mahomet, ne faisait pas de doute, les assaillants ayant crié "Allah akbar" et "on a vengé le prophète". Un drapeau jihadiste a été retrouvé dans un premier véhicule utilisé par les assaillants. La radio du groupe EI, captée à Beyrouth, a qualifié jeudi de "héros" les auteurs de l'attentat. Lors d'une journée décrétée de "deuil national", la France a rendu hommage aux victimes dans une atmosphère encore alourdie par une fusillade dans la matinée en banlieue sud de Paris, sans lien apparent avec l'attaque, dans laquelle une policière municipale a été tuée. La section antiterroriste a toutefois été saisie. - 'Marches républicaines' - Le pays s'est figé à midi pour une minute de silence. Partout, des passants se sont immobilisés, des employés se sont mis aux fenêtres de leurs bureaux, brandissant des feuilles barrés du slogan qui fait florès sur les réseaux sociaux: "#JeSuisCharlie". Une illustration de l'émotion qui a saisi le pays après l'attaque dans laquelle ont notamment été tués certains des caricaturistes français les plus connus, comme Wolinski ou Cabu, père du "Beauf" et du "grand Duduche". "Ils ont voulu tuer Charlie Hebdo, mais ils l'ont rendu immortel", sanglotait un jeune homme dans le centre de Nantes. Des "marches républicaines" sont prévues dimanche à travers le pays. La plupart des grandes fédérations musulmanes ont appelé à y participer, ainsi que les principaux "partis républicains", gauche droite et centre confondus. Mais Marine Le Pen a dénoncé "l'exclusion" du Front national, estimant qu'il n'y avait "plus d'union nationale". Plusieurs lieux de culte musulman ont par ailleurs été visés depuis l'attaque, sans faire de victimes, au Mans, à Port-la-Nouvelle (Aude), ou Poitiers, ainsi qu'un kebab près d'une mosquée à Villefranche-sur-Saône. Chérif Kouachi était connu comme jihadiste et avait été condamné en 2008 pour participation à une filière d'envoi de combattants en Irak. Mais il avait purgé sa peine et aucun élément ne présageait d'un passage à l'acte imminent, a assuré le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. "Il n'y a pas de risque zéro" face aux attentats, a renchéri Manuel Valls. Son frère Saïd était plus discret. Selon des habitants du quartier de Reims, où il s'était installé il y a un an et demi environ, son épouse portait le voile intégral. Les enquêteurs sont notamment remontés aux suspects par des analyses génétiques et une carte d'identité retrouvée dans la voiture abandonnée par les fuyards après l'attaque. Un drapeau jihadiste et des cocktails Molotov y ont également été retrouvés. Un troisième homme recherché, Mourad Hamyd, beau-frère de Chérif Kouachi et âgé de 18 ans, s'est rendu mercredi soir au commissariat de Charleville-Mézières (Ardennes). - Un million de 'Charlie' - Les membres survivants de la rédaction de "Charlie" ont décidé de sortir mercredi un nouveau numéro du journal, "tiré à un million d'exemplaires", selon leur avocat Richard Malka. "On va le faire parce que ce n'est pas la connerie qui va gagner", a expliqué l'urgentiste Patrick Pelloux, chroniqueur au journal.

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