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Paris (AFP). Peur, tristesse, accablement: la France en deuil se recueille

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Paris (AFP). Peur, tristesse, accablement: la France en deuil se recueille
Minute de silence observée par la population le 8 janvier 2015 à Strasbourg - AFP
Minute de silence dans les services publics et les écoles, métros et bus à l'arrêt, ventes interrompues dans des commerces, cloches sonnant le glas: la France s'est recueillie jeudi à midi en mémoire des victimes de l'attaque de Charlie Hebdo. "Charlie sera libre!": quelques minutes avant midi, le cri d'une femme brise le silence de la foule, parmi les centaines de personnes rassemblées, sous une forte pluie, sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame à Paris, devant des dizaines de journalistes du monde entier. Beaucoup pleuraient ou fermaient les yeux, d'autres priaient tandis que touristes et Parisiens faisaient la queue pour entrer assister à la messe en hommage aux victimes. Face au choc "d'un attentat terroriste" qui a fait douze morts, François Hollande avait annoncé une "journée de deuil national", mesure rarissime en France. Dans la gare Saint-Lazare, un message appelle au recueillement avant un coup de sifflet qui retentit à midi: des centaines de personnes s'arrêtent de marcher et restent figés. Julie, 37 ans, est "atterrée". "Il faut être ensemble et sauver la liberté d'expression", affirme cette assistante sécurité à la SNCF. Des grandes enseignes de distribution (Carrefour, Casino, Fnac, Quick) avaient précisé que les transactions commerciales seraient interrompues pendant la minute de silence. A travers la France, plusieurs événements ou inaugurations ont été annulées, leur caractère festif n'étant pas de mise, comme la cérémonie d'installation officielle de la Métropole de Toulouse ou l'audience solennelle de rentrée de la cour d'appel de Rennes. Plusieurs préfectures ont aussi annulé les cérémonies de v?ux prévues dans les jours à venir. - 'Avoir peur, c'est leur donner raison' - Dans l'est parisien, à 300 mètres du siège endeuillé de Charlie Hebdo, des enfants croisés le matin sur le chemin de l'école demandent à leurs parents "est-ce qu'ils ont été arrêtés?". "Il faut expliquer ce qui s'est passé, on leur dit qu'il y a des méchants qui ont fait du mal, et que la police va les arrêter", dit Hervé Roch, père de deux enfants de neuf et quatre ans. Angoissée, Sarah, douze ans, ne voulait pas aller au collège. Sa mère a exceptionnellement décidé de l'accompagner. "C'est important qu'elle y aille Si on se met à avoir peur, on leur donne raison". "En me réveillant, je n'y croyais pas, c'était comme un cauchemar", raconte Anne-Laure Roserat, une institutrice du quartier. Elle se rend à une cellule psychologique prévue par l'Éducation nationale "pour nous aider à en parler: les enfants ont peut-être vu ou entendu des choses". A Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines, une mère a parlé de l'attentat à ses enfants, préférant qu'ils ne l'apprennent pas dans la cour de récré "où les choses peuvent être déformées". Une autre mère a préféré ne rien dire: "ils sont petits, j'avais peur de ne pas trouver les mots. J'espère que la maîtresse va le faire". Sur le parvis des droits de l'Homme de Bordeaux, où le rassemblement organisé mercredi après-midi s'est poursuivi une bonne partie de la nuit, des passants continuaient de s'arrêter jeudi matin pour déposer fleurs, bougies, inscriptions à la craie, vieux exemplaires de Charlie A Nantes, un jeune homme, portant un tee-shirt noir sur lequel il a peint en lettres blanches "Je suis Charlie", se recueillait jeudi matin sur la Place Royale. En larmes devant des dizaines de bougies éteintes et des fleurs laissées au bord de la fontaine, où trônent des pancartes "Je suis Charlie", il lâche: "ils ont voulu tuer Charlie Hebdo, mais ils l'ont rendu immortel". A 9.000 km de là, plusieurs centaines de personnes rassemblées à Saint-Denis de La Réunion portaient des pancartes proclamant "nou lé Charlie" ("Nous sommes des Charlie", en créole réunionnais).

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