La grève des médecins de ville a provoqué des "coups de chaud" dans certains Centres 15 et la situation restait "tendue" lundi, journée test pour savoir si le mouvement de fermeture des cabinets va s'amplifier ou retomber, a indiqué à l'AFP le patron du SAMU.
"Selon les secteurs, il a pu y avoir des coups de chaud, soit vendredi matin", lendemain de Noël, "soit samedi matin", a expliqué François Braun, président de SAMU-Urgences de France.
A Paris, les SAMU de l'AP-HP n'ont pas eu d'effet, selon lui. En revanche sur Pontoise il y a eu une augmentation de l'activité, de même qu'à Nantes ou Angoulême, et à Dijon c'est resté assez calme: "c'est assez disparate".
Nombre de ces appels relèvent "plus de la permanence des soins que de l'aide médicale urgente". Il s'agit de gens "qui cherchent un médecin" et se rabattent sur le 15 ne sachant pas si leur médecin de famille est gréviste.
"On est un peu dans l'expectative de voir ce qui va se passer aujourd'hui" (lundi), avec les 1.000 urgentistes de SOS Médecins qui ont rejoint le mouvement de grogne. "C'est la journée qui nous inquiétait le plus avec une reprise de l'activité ou une accentuation de la grève", a ajouté Dr Braun.
"On n'est pas dans une situation de crise pour l'instant, mais c'est quand même à flux tendu", ajoute l'urgentiste.
"C'est un peu difficile de jauger l'ampleur de la mobilisation des médecins, mais c'est clair que des cabinets sont fermés. Les appels augmentent, cette augmentation peut nous mettre en danger".
"Cette possible augmentation avait été anticipée et tous les centres ont augmenté leurs capacités: plus de lignes de réponse, plus d'assistants de régulation et de médecins régulateurs généralistes", et des médecins libéraux ont aussi été réquisitionnés, ajoute le patron du SAMU.
"On incite les gens à téléphoner au SAMU plutôt que d'aller aux urgences, et le SAMU se chargera de les orienter", avec l'objectif qu'il n'y ait pas d?augmentation des délais d'attente.
Les médecins, en grève depuis le 23 décembre et jusqu'au 31 décembre, ont des revendications tarifaires, dont une consultation à 25 euros. Ils veulent aussi la réécriture, voire le retrait du projet de loi santé dont l'examen par le Parlement est prévu en avril.
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