Chez les Civils, la pénurie est rigoureuse. “À l’époque, la moindre chose que l’on recevait était merveilleuse”, se souvient par exemple Georgette Godes, 6 ans en 1943. “Ce Noël-là, alors que ma mère avait trouvé une place de femme de ménage à la Kommandantur, les Allemands ont offert une tablette de chocolat et une orange à chaque enfant.” La propagande est constante : “chaque année, le maréchal Pétain adresse aux Français un “Message de Noël” radiodiffusé”, rappellait le Mémorial de Caen lors de son exposition “Noël malgré tout”, fin 2006. En 1942, il
recommande aux Français de “rester dignes dans le malheur”. L’image du Père Noël est aussi utilisée dans les campagnes d’affiches de propagande.
Entretenir le moral
Du côté des combattants, “l’état-major pouvait entretenir le moral des troupes en autorisant des messes et en distribuant des colis spéciaux, ou les soldats eux-mêmes prenaient l’initiative de décorer un sapin ou bénéficiaient d’un repas amélioré en allant jusqu’à la dinde en plat principal”, précisait l’exposition.
Bernard Duval, lui, était en camp de concentration lors de Noël 1944. “Ça s’est passé dans la tristesse, comme tous les autres jours. Il n’y avait rien. On a chanté quelques chants de Noël, mais en catimini : il ne fallait pas que l’on nous entende...”
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