En ce moment

Paris (AFP). CGT: Lepaon de plus en plus sur la sellette, rendez-vous décisif le 13 janvier

...

Paris (AFP). CGT: Lepaon de plus en plus sur la sellette, rendez-vous décisif le 13 janvier
Eric Aubin, Thierry Lepaon et Eric Lafont à l'issue d'une réunion à Matignon le 4 juillet 2013 à Paris - AFP/Archives
Le numéro un de la CGT Thierry Lepaon, empêtré dans une crise liée à son train de vie, est de plus en plus sur la sellette: la direction élargie de la centrale a décidé mardi de convoquer le 13 janvier le "parlement" du syndicat (CCN), seule instance habilitée à le révoquer. Avant ce rendez-vous décisif pour le secrétaire général, la crise a déjà fait une première victime: l'administrateur-trésorier, Eric Lafont, qui avait validé les dépenses coûteuses dans l'appartement de fonction et le bureau de M. Lepaon, à l'origine des reproches adressés au numéro un, a présenté mardi sa démission. La Commission exécutive (direction élargie) réunie toute la journée à huis clos au siège de la CGT, a décidé de convoquer le 13 janvier une réunion extraordinaire du "parlement" (le Comité confédéral national, CCN), a indiqué une source interne à l'AFP. Regroupant les numéros un des 33 fédérations et des 96 unions départementales, le CCN est la seule instance habilitée à destituer le secrétaire général. La direction de la CGT a confirmé auprès de l'AFP la tenue d'un CCN le 13 janvier, mais aussi d'une "Assemblée générale" des premiers responsables lundi prochain au siège de la centrale à Montreuil. Cette rencontre devra débattre de l'ordre du jour du CCN du 13 janvier. La question sera de savoir si le départ de Thierry Lepaon est clairement mentionné. Dans son rapport liminaire, la direction a pointé mardi "les préoccupations qui traversent la CGT en mettant en cause son secrétaire général et la direction confédérale". "La discussion a été franche et responsable", ajoute-t-on. M. Lepaon, numéro un de la confédération depuis mars 2013, avait réussi à sauver sa tête vendredi dernier, lors du bureau confédéral (direction resserrée). Ses soutiens avaient mis en avant le risque d'une nouvelle guerre de succession, à l'image de celle qui a ébranlé le syndicat en 2012. Après les révélations du Canard enchaîné sur les dépenses de rénovation (105.000 euros) de son appartement de location en bordure du bois de Vincennes, M. Lepaon avait reconnu une "faute", mais l'avait imputée principalement au trésorier, affirmant que lui-même n'était pas au courant du montant des dépenses. M. Lafont avait très mal vécu sa stigmatisation, comme principal responsable de cette affaire, et a fini par servir de fusible, selon des sources internes. Le secrétaire général n'avait pas jugé exagérés les travaux pour 62.000 euros dans son bureau, réalisés, selon lui, dans le cadre de la rénovation du siège de la CGT à Montreuil, ni les indemnités de 31.000 euros qu'il a reçues lors de son départ de la CGT Basse-Normandie. Ces faits ont en revanche suscité l'indignation des militants, des cadres et de dirigeants. - "Même des larmes" - Selon Les Echos le numéro un aura tout essayé mardi, "même les larmes", pour tenter d'amadouer les 56 membres de la Commission exécutive. En vain. La CGT entre dans une nouvelle phase de tourmente: une âpre bataille politique devrait se poursuivre pendant un mois entre les opposants au secrétaire général, qui le jugent désormais disqualifié pour diriger le premier syndicat français, et ses soutiens qui mettent en garde contre le risque d'une nouvelle crise interne. "La base est exaspérée, mais l'appareil reste prudent", relève auprès de l'AFP Bernard Vivier, directeur de l'Institut supérieur du travail. "A ce jour, ouvrir la succession de Lepaon c'est ouvrir un débat qui ressemble à une crise, ce ne sera pas un débat serein", estime cet analyste. Hasard du calendrier: les résultats de la CGT aux élections dans la fonction publique - baisse de 2,3 points, même si le syndicat reste en tête - ont été annoncés dans l'après-midi et contribué à plomber l'ambiance de la réunion mardi. Sans être le facteur explicatif, l'affaire Lepaon, qui a jeté le trouble chez militants et syndiqués, n'est sans doute pas étrangère à ce résultat en berne, constaté également la semaine dernière à La Poste (-2,79 points). De son côté le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, a estimé sur France Info qu'il appartenait à "la CGT de régler ses problèmes en interne". Mais, "je ne voudrais pas qu'on fasse l'amalgame +syndicats tous pourris+", a-t-il lancé.

Newsletter

Restez informé ! Recevez des alertes pour être au courant de toutes les dernières actualités.
Réagir à cet article

L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.

En direct
Petites Annonces
Immobilier
Appartement t2
Appartement t2 Gex (01170) 940€ Découvrir
Fonds de commerce bar épicerie
Fonds de commerce bar épicerie Saint-James (50240) 50 000€ Découvrir
Pièces détachées pneus
Pièces détachées pneus Paris 6eme arrondissement (75006) 120€ Découvrir
terrain à vendre
terrain à vendre Avesnes-en-Val (76630) 30 000€ Découvrir
Automobile
peugeot 2008
peugeot 2008 Tirepied-sur-Sée (50870) 22 000€ Découvrir
Megane II Cabriolet 1.6 , 3800€
Megane II Cabriolet 1.6 , 3800€ Coutances (50200) 3 800€ Découvrir
Citroen Mehari E en très bon état
Citroen Mehari E en très bon état Orléans (45000) 5 500€ Découvrir
Vends Peugeot 308 essence 110 cv
Vends Peugeot 308 essence 110 cv Bouvaincourt-sur-Bresle (80220) 9 790€ Découvrir
Bonnes affaires
2 fauteuils club
2 fauteuils club Le Genest-Saint-Isle (53940) 100€ Découvrir
Machine à border Innovis NV880E Brother
Machine à border Innovis NV880E Brother Blois (41000) 788€ Découvrir
Canapé Ektorp ikea
Canapé Ektorp ikea Beaubec-la-Rosière (76440) 360€ Découvrir
Informatique
Informatique Paris 16eme arrondissement (75016) 500€ Découvrir
L'application mobile de Tendance Ouest
Inscrivez vous à la newsletter
Les pronostics avec Tendance Ouest
L'emploi avec Tendance Ouest
L'agenda des sorties de Tendance Ouest
Les concerts avec Tendance Ouest
Paris (AFP). CGT: Lepaon de plus en plus sur la sellette, rendez-vous décisif le 13 janvier