Le premier syndicat de pilotes d'Air France, le SNPL, a accepté jeudi le projet d'accord prévoyant l'essor de la filiale low cost Transavia France, sous réserve d'un engagement ferme sur le retrait du projet Transavia Europe.
"Le Conseil du SNPL Air France a mandaté le bureau pour signer le projet d'accord sur le détachement des pilotes d'Air France au sein de Transavia", a indiqué à l'AFP son porte-parole Emmanuel Mistrali.
Cette signature intervient après un referendum auprès des pilotes, lancé par le SNPL, et dont les résultats ont été connus mercredi. Le "oui" l'a emporté à 53%.
Elle est cependant "conditionnée" à l'engagement écrit du PDG d'Air France-KLM Alexandre de Juniac "de retirer le projet de Transavia Europe", ajoute le porte-parole.
Le projet de filiale low cost paneuropéenne, avec des salariés sous contrat local, est rejeté par les pilotes qui évoquent un risque de "dumping social".
Portés par le SNPL, les professionnels du ciel avaient mené en septembre une grève de deux semaines contre le développement de Transavia, craignant un nivellement par le bas de leurs conditions de travail.
Les grévistes avaient obtenu le retrait du projet Transavia Europe au courant de la grève, la plus longue de l'histoire de la compagnie dans cette catégorie de personnel.
La direction d'Air France-KLM souhaitait depuis plusieurs mois renégocier l'accord conclu avec le SNPL en 2007 à la création de Transavia France. Le projet d'accord prévoit de faire sauter une des clauses contenues dans l'accord de 2007, qui bride sa flotte à quatorze avions. La limite est désormais repoussée à quarante appareils.
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