"Il s'agit de tricot de rue, un art inventé aux Etats-Unis par une plasticienne, et à Caen, on est une dizaine à s'en faire l'écho pour mettre de la couleur et changer un peu le regard sur le tricot", explique Marielle, membre du collectif. L'hiver dernier, elles avaient déjà habillé les arbres de la place du théâtre. "Ce qui me plaît en plus dans cette démarche, c'est que l'art urbain est plutôt masculin, et c'est donc amusant d'inverser la tendance." D'autres actions sont à venir cette hiver.
L'initiative témoigne du retour en force du tricot depuis plusieurs années. "Les produits faits main en laine sont de retour depuis 10 ans, avec une accélération constante", observe Sophie Fortin, gérante de la Maison du bouton. "D'une façon générale, je note que la génération des femmes nées dans les années 60 et 70 n'a pas reçu les connaissances nécessaires pour tricoter de la part de la génération précédente et que les femmes nées dans les années 80, et désormais 90, ont appris toutes seules ou avec leur grand-mère". Chaque point est désormais diagnostiqué et expliqué sur internet.
C'est le cas d'Ophélie Lepaisant, 31 ans, assistante sociale formée à Hérouville et qui tricote "par pur plaisir, notamment pour faire des vêtements que je ne trouve pas dans le commerce." Les souvenirs des heures passées avec "mamie" à apprendre à magner les aiguilles ne sont jamais bien loin. "Nous tricotons toutes par passion, jamais pour faire des économies vu le prix de la laine et le temps passé." Un investissement personnel qui au moment d'offrir un cadeau touche la sensibilité de la personne qui le reçoit. Le fait main n'a pas de prix.
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