Avec le temps qui passe, les atrocités de la Seconde guerre mondiale s'éloignent chaque jour un peu plus de nous. Pour ne pas oublier ces faits qui sont allés au delà de l'humanité, des chercheurs luttent contre le temps. C'est le cas du Père Patrick Desbois qui depuis dix ans effectue avec son association Yahad in Unum, un gigantesque travail en Europe de l'Est, tout particulièrement en Ukraine, en Biélorussie et en Russie pour retrouver les traces de ce qui est communément appelée la shoah par balles, dit en d'autres termes l'exécution de proximité des juifs et des tziganes. "Elle n'est pas industrielle, puisque les juifs ont été tués en public. C'est un assassinat personnel. Chaque juif a vu son assassin, chaque assassin a vu sa victime", affirme le Père Dubois.
Au total, au moins 1 million et demi de personnes a été assassinée dans des conditions similaires entre 1941 et 1944. Pour le directeur du Mémorial de Caen, Stéphane Grimaldi, cette aspect de la shoah manquait au musée de la paix, "mais aussi au monde". "Ce témoignage est unique au monde".
Les premiers objets justement qui racontent chacun l'histoire personnelle d'une victime sont arrivés au Mémorial en mars dernier. D'autres arrivent ces jours-ci et seront suivis l'année prochaine de documents papiers et d'interviews de témoins de ces atrocités. D'autres recherches sont en cours, les terres de l'Est ayant encore beaucoup de choses à raconter, elles qui sont si longtemps restées muettes aux oreilles du monde sous l'ère soviétique.
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