Sébastien Nicolas, agent immobilier, n’a pas d’ami ni de vie personnelle. Alors il observe les autres, les imite et finit par les copier en se grimant dans sa cave, où se trouvent perruque, postiche, faux nez, etc. Puis, en l’absence de ceux dont il a usurpé l’apparence, il s’introduit dans leur maison ou leur appartement et se fait passer pour eux.
Un jour, il emprunte l’identité de Henri de Montalte, ancien virtuose du violon dont la carrière s’est brutalement arrêtée à la suite d’un grave accident et qui revient s’installer à Paris. Mais Henri a un jeune fils, Vincent, qu’il n’a jamais voulu reconnaître.
Porté par l’interprétation exceptionnelle de Mathieu Kassovitz, qui disparaît littéralement derrière ses multiples identités, ce film retrace le parcours un peu terrifiant d’une sorte de psychopathe (la violence en moins). La mise en scène est élégante, avec une superbe photographie, même si le réalisateur n’a pas su éviter les invraisemblances, qui parasitent un peu le récit.
Il reste que cette histoire d’un cas pathologique trouve une conclusion, certes peu crédible, mais très belle, car cet homme, qui n’a pas de vie ni d’identité propre, va finir par en trouver une au contact d’un enfant. Une conclusion lumineuse qui montre que la vie est toujours là, même quand elle semble étouffée par une addiction pour le moins étrange.
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