Depuis des années, une technologie - ce que l’on appelle une résine d’affinité - permet de purifier une enzyme, possible antidote contre les intoxications aux gaz neurotoxiques. Mais jusque-là, le procédé de purification de l’enzyme n’était pas optimal.
Vers l’industrialisation ?
C’est là qu’Émilie David intervient. Depuis 2010, l’université de Rouen, par l’intermédiaire du laboratoire académique Cobra, a développé avec l’IRBA (service santé des armées) cette nouvelle technologie. La jeune scientifique a repris à son compte ce travail : “J’ai repris ce projet en novembre 2013 pour le valoriser en créant une entreprise et engendrer à terme une industrialisation de cette technologie.”
L’armée US intéressée
L’aboutissement économique de son projet pourrait être la création de ChemforAse : “C’est le nom que j’envisage de donner à la start-up”, explique Émilie David, qui a reçu pour développer son dispositif une allocation de 45 000 € du ministère de la Recherche associé pour l’occasion à Bpifrance Financement après avoir remporté le concours Émergence.
C’est cette existence économique - après le stade des recherches menées à Cobra - qui permettra ensuite la production de la technologie. La conséquence la plus spectaculaire des recherches d’Émilie David serait la production d’un antidote, utilisable via une injection contre les gaz neurotoxiques. Des armées, dont la plus puissante du monde (l’armée américaine) seraient déjà sur les rangs.
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