Sur la stèle découverte cette année, une centaine de noms de journalistes tués dans l'exercice de leur métier en 2013 et 2014 figurent. Parmi eux, celui de Camille Lepage, photographe freelance tuée à 26 ans pendant un reportage en Centrafrique, le 12 mai 2014. Nous avons rencontré sa mère, Maryvonne, entourée de nombreux autres proches de victimes de la guerre. "Le plus bel hommage que l'on puisse rendre à Camille, c'est de se souvenir d'elle", a-t-elle expliqué, exhortant chacun à "combattre la guerre à son niveau".
Maryvonne Lepage :
Parmi les autres personnes présentes, les parents de James Foley, journaliste américain exécuté par l'Etat islamique le 19 août 2014 en Syrie. Pour son père, John Foley était tout dédié à son métier, et ne pensait qu'à une chose : être respecté par ses collègues.
John Foley :
"Chaque année, on aimerait se dire que c'est la dernière fois", déclarait devant plusieurs centaines de personnes rassemblées Christophe Deloire, le secrétaire général de Reporters sans frontières, "mais en réalité, nous n'avons jamais été aussi vulnérables qu'actuellement en Syrie."
"Les familles des journalistes dont le nom est inscrit sur ces stèles supportaient leur absence lors de voyages au long cours. Ils supportent maintenant leur absence, tout court. Nous devons faire pression sur les Etats pour que ces crimes ne restent pas impunis, comme c'est le cas dans 90% des cas", a-t-il aussi estimé.
71 journalistes ont trouvé la mort en 2013 uniquement, et 87 ont été enlevés.
Le Prix Bayeux Calvados se termine dimanche 12 octobre, et les prix de reportages de guerre seront décernés ce samedi.
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