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Sports : Rouen, c'est l'Amérique !

Chaque grande ville a son grand club de foot, de rugby, de handball... Rouen, elle, a ses grands clubs de hockey, de baseball, de basket. Une inspiration américaine qui remonte à loin. Nous avons tenté d'en chercher les sources.

Sports : Rouen, c'est l'Amérique !
Rouen préfère les sports américains aux règles... pas toujours très claires.

Quel est le point commun entre le football américain, le baseball, le hockey sur glace, le basket et le roller-hockey ? Aucun, serait-on tenté de dire... Puis vient à l’esprit que tous ces sports ont pour berceau l’Amérique du Nord. Deuxième point commun, plus étrange celui là : toutes ces disciplines ont trouvé dans Rouen un terreau fertile à leur développement.

Voyez plutôt : le SPO Rouen monte en Pro A de basket, le Rouen Hockey Élite 76 constitue une place forte du hockey hexagonal et européen, les Spiders du roller-hockey évoluent dans l’élite, les Huskies sont les rois du baseball français et les Léopards montent en deuxième division du foot US. Quand la majorité des villes françaises est dépourvue d’un seul club de ce niveau, en avoir cinq relève du miracle. Alors, pourquoi cet engouement américain ?

L’exemple du hockey


Il y a d’abord un effet hockey. Créé en 1982, le RHE 76 a mis quelques années seulement à grimper sur le toit de l’élite française et européenne. On parle alors des “années Dragons”, comme l’évoque Guillemette Flamein, journaliste à Hockey Mag et membre des Spiders. Xavier Rolland, fondateur, président et ancien joueur des Huskies de Rouen (créés en 1986), se souvient aussi des années hockey comme d’un moment fondateur : “Le hockey sur glace a donné le bon exemple. Ils ont créé un climat tel que personne ne trouvait plus farfelu de créer ensuite un club de baseball. Avec le hockey, au début, nous étions très proches, c’étaient un peu nos grands frères.”


Et c’est ainsi que, de fil en aiguille, alors que Rouen était dépourvu de vitrine sportive médiatique, le hockey put s’affirmer et donner des idées aux petits frères d’Amérique du Nord.
Deuxième explication à ce succès des sports nord-américains en Seine-Maritime, plus empirique celle-ci : la présence de passionnés qui dévouent une partie de leur vie à leur sport. Rodolphe Garnier, joueur chez les Dragons dans les années 1990 puis entraîneur ces dernières années, en est persuadé : “Quel que soit le sport, c’est avant tout l’effort d’un homme. Il n’y a qu’à voir le rugby, implanté dans le Sud jusqu’à la percée du Stade Français.”

Xavier Rolland doit partager cet avis, lui qui a fondé le club des Huskies en 1986 après avoir visionné “Le Meilleur” avec Robert Redford (un film qui décrit l’univers du baseball) puis qui n’a pas supporté de voir le club péricliter pour finalement le reprendre en main en 1997. Pour Guillemette Flamein, la réussite rouennaise dans ces sports est également “une question d’hommes, de réseaux, de contacts.” Elle ajoute une raison supplémentaire : “Souvent, c’est l’arrivée de joueurs venus des pays phares du sport concerné qui peut favoriser ce développement. Il y a eu l’arrivée du Canadien Robin Roy chez les Huskies, l’équipe à 50 % franco-canadienne des Dragons dans les années 1990...”

Créer des passerelles
La construction de relations entre tous ces sports à l’origine géographique commune pourrait être la dernière pierre apportée à l’édifice. Mais nous n’y sommes pas encore. Il y a bien le Ceops, ce complexe sportif où un préparateur physique se charge à la fois de la préparation des hockeyeurs mais aussi de celles de certains footballeurs américains, comme Antoine Flahaut, joueur de l’équipe 1. Celui qui est aussi directeur sportif des Léopards s’attèle également à nouer des liens entre les “jeunes du baseball et les jeunes du foot US : ce serait bien de créer des échanges et d’accueillir les sportifs dans un même complexe. Mais souvent le temps manque.” Un argument également avancé par Rodolphe Garnier, qui évoque “les œillères des entraîneurs et dirigeants”, accaparés par leur équipe.

Finalement, la plus belle mutualisation à l’œuvre pourrait venir du CHAR, le club amateur de hockey, et les Spiders de Rouen . “Nous sommes en train de voir comment mettre en commun certains apprentissages pour les jeunes”, raconte Guillemette Flamein. Et ainsi consolider une réalité déjà prégnante : Rouen a bien un petit goût d’Amérique.

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