Pour le président du Conseil Général de l'Orne Alain Lambert, le département de l'Orne est contraint par de nombreuses incertitudes : sur les finances, l'institution, les dotations, qui « obligent à piloter à vue ».
Pour autant « notre devoir est de continuer à avancer », explique-t-il, argumentant « rien ne serait pire, que tous les départements s'arrêtent ». Pourtant, selon l'Observatoire des finances locales : 2/3 des dépenses des départements sont des dépenses d'intervention pour l’État, essentiellement sur le champ social.
Pour Alain Lambert, à l'horizon 2017, c'est l'épuisement des autres dépenses des départements qui aujourd'hui déjà dans l'Orne ne représentent plus que 6% du budget du département, où « on est près de la non-soutenabilité budgétaire ».
Selon Gilles de Courson, président de la commission des finances du Conseil Général de l'Orne, on est dans « un niveau d'incertitude jamais atteint » : recettes, pacte de solidarité, dépenses sociales, devenir du Conseil Général, compétences, … alors que les dotations de l'Etat sont toujours à la baisse.
Cela impose donc de travailler à moindre coût, « sans pour autant baisser les bras ». Sobriété et économies sont les maîtres mots, avec en corollaire : tenter de maintenir un niveau élevé d'investissement.
En 2015, le budget de fonctionnement du Conseil Général de l'Orne sera de 317 millions d'€ et le budget d'investissement sera de 71 millions. Mais il ne s'agit là que d'une ébauche car il manque encore beaucoup de chiffres, explique Gilles de Courson, qui regrette notamment que la réforme sur le financement de la dépendance n'est toujours pas à l'ordre du jour du gouvernement, et de prévenir : « les crédits votés seront limitatifs, nous n'assumerons pas les dépassement de financement ».
Les priorités du département pour 2015 seront donc dans la lignée de 2013 et 2014.
En conclusion, Alain Lambert a asséné : en 10 ans, on a pas arrêter de charger la barque des départements. Moi, je n'admire pas nos dirigeants ; ils placent le pays dans une incertitude coupable. La France est mal gouvernée, mal administrée. Les collectivités locales sont mieux gérées que le pays !
Le président du Conseil Général de l'Orne envisage de traîner le gouvernement devant le Cour Européenne de justice :
Budget: Alain Lambert veut traîner le gouvernement devant la Cour Européenne de Justice
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