Sur place, il fait la connaissance d’Abdel, un médecin algérien qui est ce que l’on appelle un FFI (Faisant Fonction d’Interne), c’est-à-dire qu’il fait son internat pour faire valider son diplôme algérien en France. Si leurs relations sont un peu tendues, au début, très vite, les deux hommes sont liés par une conception commune de leur mission.
Il fallait être médecin, comme Thomas Lilti, qui signe là son second long métrage, pour oser un film pareil ! À mi-chemin entre documentaire et fiction, ce film remarquable et original offre une plongée saisissante dans la vie quotidienne de deux internes. Sans véritable histoire, mis à part les mille et un épisodes (le plus souvent terribles) qui émaillent la vie d’un hôpital, cette œuvre captive du début jusqu’à la fin par son réalisme, ses quelques touches d’humour et sa profonde humanité.
On partage ainsi, avec les deux héros, leur souffrance de n’avoir pu sauver un malade, leur énervement devant les carences de l’hôpital public (restrictions budgétaires, manque de moyens humains et matériels, etc.) et, surtout, leur profonde bienveillance devant les souffrances des malades et de leur famille. Avec beaucoup de délicatesse, le cinéaste aborde le problème de la fin de vie, sans tomber dans l’apologie de l’euthanasie, mais en montrant à quel point l’acharnement thérapeuthique peut être cruel.
Portée par une interprétation remarquable de finesse et de subtilité, cette œuvre juste et pleine d’humanité hante longtemps après la fin de la projection l’âme du spectateur.
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