Lorsque j'ai été élu maire de Caen, en mars 2008, j'ai trouvé le CHU dans une situation critique, pour ne pas dire catastrophique. Cette situation s'est trouvée aggravée par les fautes de gestion commises par le directeur de l'époque. J'aurais pu évidemment dénoncer les erreurs du passé, critiquer mes prédécesseurs à la mairie, surfer sur le populisme comme le font certains dans notre agglomération. Ce n'est pas ma conception de l'action publique, ni, j'en suis convaincu, la méthode la plus efficace pour contribuer à au développement des services publics et de l'intérêt général.
J'ai préféré être à l'écoute des professionnels de santé et des organisations syndicales du CHU, et notamment du doyen et du président de la Commission Médicale d'Etablissement. Quand le précédent directeur a été relevé de ses fonctions, j'ai entretenu un contact direct avec le cabinet de la Ministre et avec Madame Annie Podeur, Directrice de l'hospitalisation au ministère de la Santé.
Enfin, convaincu depuis 1998, qu'il fallait reconstruire le CHU (chacun peut se reporter à mes écrits de l'époque), j'ai proposé dès le mois d'octobre 2008, le principe de la reconstruction de la tour du CHU. Le Conseil d'administration a voté ma proposition à l'unanimité. Je me suis depuis efforcé d'entretenir cette démarche collective, pour réunir tous les acteurs concernés, car je suis convaincu que cette attitude que les Bretons ont comprise et mise en uvre bien avant nous, est la seule méthode efficace face au gouvernement et à l'Etat central.
Quant au doyen Gérard, je crains, avec les propos qu'il tient ès qualité ce mercredi dans la presse, qu'il ne tourne le dos à cette attitude responsable pour préférer une posture politicienne motivée par des ambitions partisanes et personnelles. Ses déclarations publiées aujourd'hui dans un cadre inutilement polémique m'obligent à lui rappeler qu'il défendit en 2009, au-delà du raisonnable, le précédent directeur défaillant.
Au moment du choix du nouveau directeur, contre la candidature de Monsieur Piquemal qui me semblait de loin la plus convaincante, Monsieur le Doyen Gérard a fait ouvertement campagne pour un candidat soutenu par Monsieur Borloo, Président du Parti Radical Valoisien dont Monsieur Gérard est un membre éminent dans le Cavados, et sous l'étiquette duquel il fut candidat malheureux aux dernières élections régionales.
En co-signant une tribune avec Monsieur Berkovicz, ancien Conseiller municipal de Caen, proche de Madame Le Brethon, le Doyen Gérard veut faire de l'avenir du CHU un enjeu polémique des prochaines élections municipales. C'est sa responsabilité, et je regrette son choix délibéré d'un mélange des genres. Le choix que j'ai fait est de rassembler, de mobiliser et fédérer les énergies pour susciter l'annonce bienvenue de Madame Roseline Bachelot, Ministre de la santé et des Sports. Tout le monde doit s'en réjouir.
Nous devons aujourd'hui préparer un projet finalisé, préalable à la reconstruction du CHU de la Capitale régionale de la Basse-Normandie. Pour cela, il faut d'abord redéfinir un projet médical commun au CHU et au Centre François Baclesse; pour y parvenir, nous avons besoin d'un Doyen mobilisé, fédérateur et incontestable.
Pour le reste, en 2014, les électrices et les électeurs, retiendront que c'est avec l'équipe municipale que j'ai l'honneur de conduire, que le choix de la reconstruction du CHU s'est imposé et a été décidé. C'est probablement cela qui inquiète et déplaît à Messieurs Berkovicz et Gérard ainsi qu'à la droite municipale. Je regrette profondément qu'un tel enjeu pour nos concitoyens soit l'objet de si petites considérations".
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