Il y a cinq Français parmi les sept techniciens d'Areva et de Sogea-Satom (filiale du groupe Vinci) enlevés la semaine dernière à Arlit, dans le nord du Niger. Qui est l'auteur de cette prise d'otages ? Selon Bernard Kouchner, ce serait 'Al Qaïda au Maghreb islamique” (AQMI). Paris a envoyé une centaine de spécialistes de l'anti-terrorisme au Niger : pour la première fois depuis vingt-cinq ans, ce pays a accepté d'ouvrir son espace aérien et son territoire à des opérations militaires françaises.
Pendant ce temps, et comme lors de l'enlèvement de Michel Germaneau – qui s'était tragiquement terminé fin juillet –, l'armée mauritanienne passait à l'attaque contre une bande d'AQMI dans le désert, tuant douze membres du groupe près de la frontière malienne. Mais cette fois, affirme Paris, aucune force française n'accompagnait les troupes mauritaniennes.
Le porte-parole du gouvernement français, Luc Chatel, assurait le 19 septembre que Paris ferait tout pour retrouver ses cinq ressortissants, emmenés par leurs ravisseurs au nord-est du Mali, dans une zone montagneuse du désert adossée à l'Algérie.
Pas clair
Comment l'enlèvement de ces salariés d'Areva a-t-il été possible ? Par un ensemble de défaillances dans le dispositif de sécurité et par des complicités, soulignait le 20 septembre le porte-parole du groupe nucléaire, Jacques-Emmanuel Saulnier. Mais qui sont les responsables de ces défaillances ? Il y a des choses faites par Areva que nous déléguions à des sociétés privées, comme n'importe quel groupe le fait, et puis il y a ce que met en place le gouvernement du Niger : des opérations de police, de la gendarmerie et de l'armée..., a expliqué le porte-parole. Areva a-t-elle pris un risque en refusant certaines aides de la junte au pouvoir au Niger, comme le dit la rumeur à Niamey ? Pas du tout, affirme Saulnier : Les choses sont très claires, dans le cadre d'un accord avec un Etat souverain... Nous n'avons refusé aucune aide d'aucune sorte et chacun exerce la responsabilité qui lui est dévolue.
En réalité les choses ne sont pas aussi claires. Comme dans la plupart des cas semblables, les islamistes peuvent avoir bénéficié de connivences, non seulement parmi les agents de sécurité censés protéger les techniciens étrangers, mais auprès des forces de police locales, voire de l'armée. Les agents de sécurité à Arlit n'étaient pas armés, en application d'un accord avec le gouvernement nigérien, qui réservait les armes aux 350 gendarmes et militaires présents (en théorie) sur le site...
Quant à libérer les otages de vive force, c'est l'hypothèse dangereuse. Les services français ne peuvent compter sur aucun appui efficace de la part des militaires maliens, qui posent le même problème que les Nigériens.
Pendant ce temps, et comme lors de l'enlèvement de Michel Germaneau – qui s'était tragiquement terminé fin juillet –, l'armée mauritanienne passait à l'attaque contre une bande d'AQMI dans le désert, tuant douze membres du groupe près de la frontière malienne. Mais cette fois, affirme Paris, aucune force française n'accompagnait les troupes mauritaniennes.
Le porte-parole du gouvernement français, Luc Chatel, assurait le 19 septembre que Paris ferait tout pour retrouver ses cinq ressortissants, emmenés par leurs ravisseurs au nord-est du Mali, dans une zone montagneuse du désert adossée à l'Algérie.
Pas clair
Comment l'enlèvement de ces salariés d'Areva a-t-il été possible ? Par un ensemble de défaillances dans le dispositif de sécurité et par des complicités, soulignait le 20 septembre le porte-parole du groupe nucléaire, Jacques-Emmanuel Saulnier. Mais qui sont les responsables de ces défaillances ? Il y a des choses faites par Areva que nous déléguions à des sociétés privées, comme n'importe quel groupe le fait, et puis il y a ce que met en place le gouvernement du Niger : des opérations de police, de la gendarmerie et de l'armée..., a expliqué le porte-parole. Areva a-t-elle pris un risque en refusant certaines aides de la junte au pouvoir au Niger, comme le dit la rumeur à Niamey ? Pas du tout, affirme Saulnier : Les choses sont très claires, dans le cadre d'un accord avec un Etat souverain... Nous n'avons refusé aucune aide d'aucune sorte et chacun exerce la responsabilité qui lui est dévolue.
En réalité les choses ne sont pas aussi claires. Comme dans la plupart des cas semblables, les islamistes peuvent avoir bénéficié de connivences, non seulement parmi les agents de sécurité censés protéger les techniciens étrangers, mais auprès des forces de police locales, voire de l'armée. Les agents de sécurité à Arlit n'étaient pas armés, en application d'un accord avec le gouvernement nigérien, qui réservait les armes aux 350 gendarmes et militaires présents (en théorie) sur le site...
Quant à libérer les otages de vive force, c'est l'hypothèse dangereuse. Les services français ne peuvent compter sur aucun appui efficace de la part des militaires maliens, qui posent le même problème que les Nigériens.
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