Le tribunal francilien a jugé insuffisante "la motivation" conduisant au plan social. Cette décision conduit automatiquement à l'ouverture de procédures devant les prud'hommes pour licenciement "sans cause réelle ni sérieuse".
A Saint-Etienne-du-Rouvray, où l'agence Mory-Ducros avait été fermée, les 112 salariés doivent ressentir un certain soulagement. Pour Nicolas Larose, délégué CGTdu site, cette décision "marque une reconnaissance pour les salariés. Voilà un peu de justice." Le délégué syndical assure que tous les salariés licenciés iront devant les prud'hommes pour obtenir des indemnités supplémentaires. Si une estimation donne 42 millions d'euros à l'échelle nationale, les chiffres sont plus modestes dans l'agglomération. Nicolas Larose parle d'un indemnité équivalente "à deux ans de salaire, soit un peu plus de 30 000 €." Nicolas Larose aimerait également que ce soit le "repreneur-fossoyeur, Arcoles Industries, qui paye plutôt que la communauté" via les AGS, ces régimes d'assurance abondés par les salariés.
Le soulagement reste tout de même modéré car l'administrateur judiciaire a fait appel de la décision du tribunal administratif.
L'agence de Saint-Etienne-du-Rouvray faisait partie des sites sacrifiés lors du plan social validé par l'Etat en mars dernier.
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