Vous jouez un soir de match, j'imagine que ce n'est pas évident pour vous...
"Nous allons louper le match du Brésil, mais nous verrons celui de la France à 18h. C'est l'essentiel. De toute façon, si l'Allemagne gagne, on ne joue pas (rires). Non, la France va gagner 2-0."
Que nous avez-vous concoctés pour ce soir ?
"Nous avons prévu de faire venir quelques guests du coin. Quand au concert en lui-même, nous ignorons comment cela va se passer. Nous sommes assez tributaires de ce qui se passe avec le public, de l'interactivité. Nous avons déjà joué en Normandie avec Mademoiselle K et aux Papillons de nuit, nous avions passé un bon moment."
Environ 40 000 personnes sont attendus ce soir, stressés ?
"Jouer devant 40 000 personnes c'est sûr que ce n'est pas banal. Nous n'avons pas vraiment le tract, mais notre palpitant bat à 200. C'est plus de l'impatience. Cela fait cinq ans que l'on joue, nous avons appris à gérer ce genre de scènes. C'est vraiment plaisant de réunir autant de personnes, d'autant plus que ce soit, c'est gratuit, il n'y aura donc pas de critère de sélection."
Jouer après Metronomy et avant Texas, ça rajoute de l'adrénaline ?
"Nous avions également jouer après Metronomy aux Solidays. On avait pu les rencontrer à cette occasion. On aime ce qu'ils font et le fait que la programmation des concerts de la région soit aussi éclectique, c'est vraiment bien. Cela permet de voir différents groupes, c'est ça que l'on aime dans les festivals."
Ce soir, c'est gratuit. Vous allez donc jouer devant un public éclectique, famille, enfants, grands-parents. Cela va changer quelque chose pour vous ?
"On a toujours été surpris de constater que plusieurs générations venaient à nos concerts. Cela nous fait plaisir, on aime vraiment ça. On espère vraiment que ce soir, toutes les générations viendront."
Où en est votre carrière à l'international ?
"On a joué en Espagne, en Hollande. C'est l'ordre normal des choses. On se développe dans son propre pays avant de se lancer à l'étranger. Ce n'est pas du tout une fuite de la France, mais on aime s'enrichir des différences culturelles lorsque l'on est dans un autre pays. On est un groupe curieux, on a soif de s'enrichir."
Les intermittents sont en grève. Une cause qui vous touche ?
"Nous sommes aussi intermittents, alors forcément ça nous touche. On stigmatise beaucoup les intermittents en faisant croire que ce sont eux le problème. La réforme n'est pas forcément une bonne chose, en tout cas pas de cette manière. Le meilleur moyen d'avancer, c'est de se remettre en question."
Un dernier mot pour votre public rouennais ?
"Il va faire beau ce soir ! De toute façon, le soleil, c'est un état d'esprit. Que tout le monde vienne, les bacheliers et ceux qui ne l'ont pas eu. Nous allons faire une belle fête, même s'il pleut."
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