“Du côté de l’ambiance générale, c’est mitigé”, estime Baptiste Gorréguès, un Caennais de 27 ans émigré au Brésil depuis quelques mois. “Les grèves se multiplient un peu partout dans le pays : bus à Florianopolis, métro et hôpitaux à Sao Paulo... à tel point que la justice brésilienne vient de déclarer illégale la grève des métros dans cette ville.”
L’objet des manifestations tourne le plus souvent autour des dépenses engendrées pour l’organisation de ce Mondial ou l’expulsion de populations dans les favelas. “Les revendications en matière de sécurité, d’éducation et de santé sont les plus récurrentes.” La hausse des prix du logement alimente également la rancœur ambiante. “Dans une auberge de jeunesse que je connais bien par exemple, le tarif pour une nuit est passé de 12 à 85 €!”
Même si les villes ont revêtu les couleurs de la Seleçao et que les stars, toute époque confondue, comme Pelé, Ronaldo, Neymar et David Luiz sont mis en scène dans des publicités... le cœur n’est pas vraiment à la fête. Beaucoup de Brésiliens perçoivent ce Mondial comme un enjeu politique pour le gouvernement en place.
“Côté terrain, les Brésiliens rêvent d’une finale Brésil-Argentine, mais l’issue varie selon les appartenances politiques. Si certains souhaitent bien évidemment une victoire nationale qui assurerait la pérennité du parti en place, l’autre camp souhaite que la Seleçao perde pour favoriser l’opposition politique. Quant à la France, personne ne la voit arriver en finale.”
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