59 m de long, 13 de large, 1 000 tonnes. Voilà pour les chiffres. Vous l'aurez compris, la Téthis, du nom d'une déesse grecques, en impose. Ce vaisseau de guerre, basé à l'Arsenal de Brest, est commandé par le lieutenant de vaisseau Jacques Leroy depuis août 2013. Le BEGM a deux missions. "Tous les sytèmes de détection des mines, à base de sonars, y sont expérimentés, explique le commandant. Nous élaborons en ce moment des systèmes de détection par drone totalement autonome et à l'intelligence artificielle suffisante pour distinguer une mine de ce qui ne l'est pas. Cela nous permettra de moins envoyer les hommes près des mines." Une initiative à saluer lorsque l'on sait qu'en baie de Somme, par exemple, 20 à 30 mines sont détectées chaque année.
Deuxième mission, les patrouilles. Le BEGM, lorsqu'il n'expérimente pas les systèmes de détection des mines, occupe le rôle de la police des pêches. "Nous envoyons des hommes à bord des chalutiers pour vérifier le bon respect des réglementations."
Dans les entrailles du vaisseau
A l'entrée du navire, un soldat armé monte la garde. Le BEGM accueille entre 36 et 40 marins, qui prennent la mer environ 90 jours par an. "C'est pour cela que l'esprit d'équipe est très important. Nous sommes loin de nos familles, il faut donc bien s'entendre dans l'équipage", insiste le commandant. Il nous emmène ensuite dans la passerelle, où trois hommes veillent en permanence et font naviguer le bateau, obéissant aux ordres de Jacques Leroy. La Thétis est un bateau avec beaucoup de place. L'exemple le plus frappant réside dans un hangar aménagé en salle de sports : "Les voyages sont souvent très physiques, il faut s'entretenir."
Vendredi 16 mai, le commandant et son équipe ont emmené avec eux une classe de CM1-CM2 de Garches, dans les Hauts-de-Seine, pour la remontée de la Seine jusqu'à Rouen. Pour beaucoup, c'est un rêve devenu réalité. Jacques Leroy en mesure l'ampleur : "Avant d'entrer dans la Marine nationale, je n'y avais jamais pensé. J'ai fait une licence d'Histoire avant d'arriver là !" Aujourd'hui, le commandant connaît sa chance. Et ce n'est pas fini. Il rejoindra en septembre, un autre navire prestigieux : le Charles de Gaulle.
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