Mais avec le boom des smartphones, le vocable a pris une envergure considérable. Aujourd’hui, nous sommes nombreux à naviguer quotidiennement sur nos Play et autre Appstore à la recherche de ce qui se fait de mieux en matière d’applis. Et si nous avons tous (ou presque) téléchargé Facebook et Twitter, de nombreuses autres applications tirent leur épingle du jeu.
Il y a un mois, Gael Harivel élabore l’application Rouen Bus TCAR avec pour objectif de permettre à tous de consulter les horaires des transports en commun de l’agglomération de Rouen ainsi que les emplacements des bornes Cy’clic. “Au moment où j’ai décidé de me lancer, je cherchais une idée d’application, mais bien souvent tout existait déjà”, explique le jeune homme de 28 ans. C’est finalement son amie qui lui soufflera l’idée.
Du prototype à la finition
“Elle prend régulièrement le bus et elle avait tendance à le rater. L’idée m’a tout de suite semblé intéressante, d’autant plus qu’il y a à Rouen beaucoup d’étudiants qui empruntent les transports en commun”. Et même si la Crea possède déjà sa propre application pour obtenir les horaires, Gael se lance, offrant l’avantage avec Rouen Bus TCAR de ne pas avoir besoin de connexion internet pour l’utiliser. “C’est un avantage. L’application n’use pas internet, c’est instantané. Mais Rouen Bus TCAR est pour moi une alternative à l’application de la Crea, je ne veux en aucun cas leur piquer leur idée”.
Une création de longue haleine puisque deux mois ont été nécessaires à l’autodidacte pour concevoir entièrement son application. “L’essentiel a été de construire la base de données”.
Un travail délicat, qui est le quotidien de Florian Petit et Gregory Simonklein, tous deux gérants de la société DWM-IT, spécialisée dans la création de sites web et d’applications mobiles. “Il y a deux manières de créer une application : une propriétaire qui consiste en un développement par type de plateforme (Apple, Samsung, Windows Phone...) et une hybride qui s’inspire des technologies du web que l’on adapte au téléphone”, explique Florian Petit.
Sans oublier que créer une application a un coût : 29€ à payer une seule fois pour les appareils Androïd et environ 250€ par an pour Apple si l’application est gratuite. Si les deux développeurs aimeraient vivre de la création d’applications, ils en sont encore loin. “Nous faisons à 70% de la création de sites web et à 30% des applications”, regrette Gregory Simonklein.
40% des visites d’un site
“Nos clients sont prêts à payer cher pour du web mais pas encore pour du mobile. Un travail important reste à faire à ce niveau et peu d’entreprises bénéficient déjà d’un budget concret pour le mobile”, rapporte Florian Petit. Pourtant, “les visites de sites sur un mobile représentent 40%, le taux de rebond est donc très élevé”, expliquent les gérants. Le parc logiciel rouennais est une valeur qui monte et fleuron de l’avenir. Restez connectés.
Définition. Une application mobile n’est rien d’autre qu’un mini logiciel qui se télécharge sur le téléphone, soit directement depuis celui-ci, soit depuis un ordinateur.
Nombre. En 2013 en France, plus de 100 milliards d’applications ont été téléchargées. On estime que ce nombre va passer à plus de 270 milliards pour l’année 2017.
Validation. Il faut compter en moyenne 48h pour qu’une application soit validée sur le Play Store (Androïd) et entre deux et quatre semaines pour l’Appstore (Apple).
Rentabilité. Sans grande surprise, c’est le magasin d’applications d’Apple qui est le plus rentable avec 40% des applis téléchargées payantes contre 20% pour le Play Store.
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