Une centaine d'anciens salariés Pétroplus se sont rassemblés ce mardi 29 avril au matin sur le site de la raffinerie Pétroplus de Petit-Couronne. Puis, dans un lent cortège automobile, ils se sont dirigés vers la Préfecture de Région, à Rouen, dans un concert de klaxons et de musique. Une arrivée en fanfare qui cachait mal une réalité cruelle : après s'être battu plus de deux ans pour la reprise de la raffinerie Pétroplus et la pérennité de l'activité, les syndicalistes de l'entreprise n'ont rien pu faire devant la reprise du site par Bolloré. Le célèbre groupe arrêtera le raffinage sur le site et emploiera 150 employés, puis 300, pour la mise en sécurité du site et sa dépollution.
Pour Yvon Scornet, leader des Pétroplus en colère, le camouflet est évident. La dernière entrevue entre lui et les services de la Préfecture n'a rien arrangé : "Ils disent qu'ils ne sont pas décideurs, que c'est trop tard". Et d'ajouter, sur les emplois prévus par le groupe Bolloré : "C'est du pipot."
Les anciens salariés dénoncent eux un inactivisme du gouvernement sur le dossier et un manque de clairvoyance : "Nous avons déposé un dossier de reprise permettant de préserver le site, le raffinage et notre indépendance énergétique. Il suffit d'un an de travaux pour continuer l'activité ici." Yvon Scornet anonce également que le gouvernement se rend responsable de cette "défaite industrielle" et craint pour ses collègues de la raffinerie de Notre-Dame-de-Gravenchon, menacée selon lui : "On parle de 8000 à 9000 emplois."
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