Le réalisateur, accompagné du producteur originaire de Rouen Steve René, était à UGC vendredi dernier pour l’avant-première du film. Pour l’équipe du film, c’était une grande première, car si le film avait déjà été présenté dans des festivals chinois (festival universitaire et panorama du cinéma français) et à Deauville, ils allaient enfin découvrir les réactions d’un public non-professionnel.
Après le surprenant succès du papillon en chine en 2002, rien ne laissait encore imaginer que Philippe Muyl, qui ne connaissait la chine que pour y être allé lors des festivals de cinéma, allait prendre le pari fou de réaliser un film en chinois, avec des acteurs chinois en chine, ne maîtrisant pas la langue : "L’aventure est née en 2009 lorsque, venu au festival de Pékin pour présenter mon film Magique je rencontrais Steve et sa femme vivant tout deux à Pékin, explique Philippe Muyl. Il était d’abord question d’adapter Le papillon pour la chine. On envisageait un remake puis finalement c’est un tout nouveau scénario qui a vu le jour, plus adapté aux coutumes et à la société chinoise".
Ce film a été tourné à Pékin et dans la province de Guangxi à Yangshuo et guilin près de Sanjiang où vit la minorité de Dong. A travers trois générations d’une même famille, la Chine se révèle comme une terre de très forts contrastes, d’extrême modernité et de traditions ancestrales et le film est une invitation au voyage. "Je suis tombé sous le charme de ces paysages. Le Guangxi est une région immense. Je voulais tourner dans une seule et même province pour que le film soit authentique". Car c’est avant tout la vérité que prône Philippe Muyl : "il ne s’agissait pas de poser un regard critique sur la société chinoise mais de dresser un constat. En 30 ans, la chine s’est complètement métamorphosée et a connu un bon en avant économique énorme. De ce fait la situation du grand père ancien paysan, monté à la ville pour travailler à l’usine c.a.d se sacrifie pour offrir un meilleur avenir à son fils est tout à fait représentative de la société chinoise. Il est courant qu’entre deux générations il y ait un tel fossé socio-économique. De plus les chinois des villes ne connaissent vraiment pas les campagnes. Ils ne voyagent pas dans leur propre pays, mais bien plus dans les pays avoisinants. Il y a donc vraiment une ignorance du mode de vie rural par les citadins".
A UGC, le film a fait salle comble et sa poésie n’a pas laissé insensible les spectateurs, très émus à la fin de la séance. Le promeneur d’oiseau sera à l’affiche en France le 7 mai prochain et le 23 mai en Chine. Il sera également présenté d’ici là en avant première avec l’équipe du film à Lille et à Beauvais, la ville d’origine de Philippe Muyl et du second producteur.
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