A la mi-temps de cette finale entre la France et l'Espagne au stade Michel d'Ornano de Caen, ils étaient peu nombreux parmi les 20 000 spectateurs présents à penser que les Bleuets allaient être capables de réagir. Largement dominés en première mi-temps par une formation espagnole très bien organisée et extrêmement douée techniquement, les hommes de Francis Smerecki sont rentrés aux vestiaires la tête basse. Logiquement, d'une frappe en pivot, Rodrigo trouvait le chemin des filets (18', 1-0). La bande à Sergio Canales était bien partie pour ne faire qu'une bouchée de pain des Français. Heureusement pour les Bleuets, les attaquants ibériques cherchaient à faire le spectacle plutôt qu'à être efficaces, leurs tentatives de loin frisant à plusieurs reprise la cage française. A la pause, les Français n'avaient alors qu'un but de retard.
Une réaction d'orgueil
Au retour des vestiaires. Tout semblait avoir changé. L'état d'esprit d'abord, avec des joueurs beaucoup plus combatifs. La qualité dans les transmissions de balle ensuite, les Bleuets pouvant enfin assurer des enchaînements. Les Espagnols n'avaient alors plus du tout le contrôle des opérations. Les offensives tricolores pouvaient alors commencé. L'égalisation des Bleuets ne se faisait pas attendre. Parti en profondeur, Gilles Sunu ajuster son vis-à-vis d'un superbe lob (49', 1-1). Sous le choc, les Espagnols ne parvenaient plus à réagir. A cinq minutes de la fin, Gaël Kakuta héritait d'un ballon plein axe et faisait valoir sa vitesse de pointe balle au pied. Après avoir effacé toute la défense ibérique, il se présentait devant Alex. Infructueux, il parvenait à récupérer le ballon pour centrer au deuxième poteau. Alexandre Lacazette surgissait alors de nulle part pour reprendre la balle de la tête et donnait un avantage décisif à la France (85', 2-1).
Bouffée d'air
Dans la joie collective, les Bleuets recevaient peu après le coup de sifflet final, le trophée des mains de Michel Platini, sous les applaudissements d'une foule en délire. Cette génération, celle de ces footballeurs en herbe nés en 1991 pour la plupart et déjà grands, a su prendre sa revanche sur la terrible finale de l'Euro des moins de 17 ans perdue en Turquie contre cette même équipe d'Espagne (4-0) en 2008. Surtout, la disponibilité des joueurs, leur joie apparente à jouer ensemble, le respect des consignes et de l'encadrement, et l'amour pour le maillot bleu, permettent au football français de prendre une grande bouffée d'air, après le fiasco des hommes de Raymond Domenech en Afrique du Sud.
Bonus Audio : à la sortie des vestiaires, le capitaine de l'équipe de France, Gueïda Fofana ne cachait pas sa joie.
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