Ce n'est pas tant cette décision que fustigent élus de tous bords et associations, mais plutôt le choix de regrouper les différentes maisons d'arrêt de la région dans la Manche. 'Nous ne pouvons que nous réjouir de voir, fermée cette prison extrêmement vétuste, mais il faut réfléchir sur la cohérence de la déplacer, souligne Xavier Onraed, Bâtonnier de l'Ordre des avocats caennais. Déjà, il pointe les difficultés pour les familles des détenus de se rendre dans la future prison manchoise, et celles pour les avocats de bien faire leur travail, car ils perdront beaucoup de temps dans leurs déplacements.
Mobilisation des élus
Même son de cloche à la mairie de Caen. Corinne Féret, première adjointe au maire, se dit indignée et assure que personne ne comprend cette décision, en attendant les explications, tant le projet manque de cohérence. En plus des difficultés que rencontreront les avocats et les familles, la création d'une maison d'arrêt en dehors de l'agglomération entraînera également une augmentation des dépenses publiques pour assurer le transfert des détenus du tribunal à la prison, ainsi qu'entre les différents centres de détention. En outre, environ 120 emplois seront supprimés.
La maison d'arrêt de Caen ne répond plus aux règles actuelles. L'Etat a même été condamné en juin dernier pour atteinte à la dignité humaine. La surpopulation carcérale y apparaît aussi comme un véritable fléau. En ce moment, la maison d'arrêt de Caen a un taux d'occupation de plus de 165%, assure Philippe Devique, surveillant de prison. Dans le débat qui promet d'être vif ces prochaines semaines, Joël Bruneau, conseiller régional UMP, tente de calmer le jeu : il est peut-être encore temps de proposer une alternative, même si on ne pourra pas mettre une maison d'arrêt dans chaque ville. Les élus n'entendent pas lâcher l'affaire. Ils souhaitent la construction d'une nouvelle maison d'arrêt... à Caen.
Mobilisation des élus
Même son de cloche à la mairie de Caen. Corinne Féret, première adjointe au maire, se dit indignée et assure que personne ne comprend cette décision, en attendant les explications, tant le projet manque de cohérence. En plus des difficultés que rencontreront les avocats et les familles, la création d'une maison d'arrêt en dehors de l'agglomération entraînera également une augmentation des dépenses publiques pour assurer le transfert des détenus du tribunal à la prison, ainsi qu'entre les différents centres de détention. En outre, environ 120 emplois seront supprimés.
La maison d'arrêt de Caen ne répond plus aux règles actuelles. L'Etat a même été condamné en juin dernier pour atteinte à la dignité humaine. La surpopulation carcérale y apparaît aussi comme un véritable fléau. En ce moment, la maison d'arrêt de Caen a un taux d'occupation de plus de 165%, assure Philippe Devique, surveillant de prison. Dans le débat qui promet d'être vif ces prochaines semaines, Joël Bruneau, conseiller régional UMP, tente de calmer le jeu : il est peut-être encore temps de proposer une alternative, même si on ne pourra pas mettre une maison d'arrêt dans chaque ville. Les élus n'entendent pas lâcher l'affaire. Ils souhaitent la construction d'une nouvelle maison d'arrêt... à Caen.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.