C'est l'exposition majeure de Normandie Impressionniste, départ de ce périple à travers notre région. Jusqu'au 26 septembre, au musée des Beaux-Arts , se découvrent une centaine de chefs-d'oeuvre venus du monde entier. Monet, Pissarro, Gauguin font partie de cette collection exceptionnelle rassemblée dans la cité normande, véritable berceau du courant artistique. Rouen, destination pour les peintres voyageurs du XIXe siècle, offrait alors tous les attraits auxquels pouvaient aspirer les artistes. Rouen ville contraste entre modernité et charme médiéval. La cathédrale, le port, les ponts, les eaux de Rouen comme la boucle de la Seine ont tous été immortalisés dans des oeuvres elles aussi devenues immortelles.
Dieppe : Renoir, Pissaro, Boudin et Monet
Poursuivons notre quête artistique en rejoignant à Dieppe la côte et la mer. C'est justement celle-ci qui est au centre de l'exposition Autour de Renoir, Pissarro, Boudin et Monet jusqu'au 26 septembre au château-musée de la ville. On y aborde les regards des peintres dans deux contextes différents : le tumulte de la ville de Dieppe et le calme campagnard de Pourville, Varengeville ou Berneval. Une quinzaine de tableaux sont issus en grande partie des collections du château-musée.
L'expositionbénéficie par ailleurs de deux prêts prestigieux : une toile de Claude Monet appartenant au Musée Marmottan de Paris et une uvre de Camille Pissarro prêtée par le Musée des Beaux-Arts de San Francisco. Elle présente des chefs-d'oeuvres d'Eugène Boudin, de Camille Pissarro, d'Auguste Renoir, d'Alfred Sisley, de Jacques-Émile Blanche et d'Eva Gonzalès. Autant d'artistes subjugués par la lumière normande.
Honfleur : entre tradition et modernité
Plus au sud, rejoignons Honfleur. A l'initiative du Conseil régional de Basse-normandie avait été créée en 1992 la collection Peindre en Normandie, qui couvre la période de 1750 à 1950.
Un fonds qui permet à nouveau de mettre en valeur la place de choix qu'occupait la Normandie dans le coeur des impressionnistes. Jusqu'au 6 septembre, le musée Eugène Boudin y joint ses propres collections, complétées par des prêts prestigieux de musées français et étrangers. Il retrace ainsi l'histoire des peintres, entre pré et post-impressionnisme, de Corot à Vallotton, afin de mettre en lumière des liens parfois estompés ou oubliés.
On retrouvera entre autres à Honfleur des peintures d'Eugène Boudin bien sûr, mais aussi de Camille Corot, Gustave Courbet ou Johan-Barthold Jongkind, un des deux maîtres de Claude Monet, également représenté à Honfleur.
Une rétrospective sur la ville permet de comprendre son attraction auprès des artistes paysagistes à la recherche de nouveaux sujets.
Le Havre : Degas inédit
Le musée André Malraux avait hérité en 2004 la collection d'Olivier Senn, négociant en coton au Havre et grand amateur d'art, de la fin du XIXe siècle aux années 1930. Une donation hors du commun de 205 oeuvres de maîtres de l'impressionnisme et du fauvisme, incluant également un ensemble exceptionnel de 47 dessins et pastels d'Edgar Degas, oeuvres de jeunesse et dessins préparatoires, inédits pour la plupart.
Caen : l'estampe impressionniste
Retour au Musée des Beaux-Arts de Caen, qui s'est consacré à l'estampe impressionniste, à travers cent-vingts pièces de gravures.
Elles sont issues du département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France, qui dispose de l'une des plus importantes collections publiques au monde. L'histoire montre que les artistes impressionnistes se sont opposés au développement fulgurant de la photographie en retournant, de 1850 à 1890, à l'estampe originale, expérimentant de nouveaux procédés. Les planches de Manet, Mary Cassatt, Pissarro, Degas, mais aussi des gravures du Vicomte Lepic, de Félix Bracquemond, Whistler ou Guillaumin sont visibles au musée caennais jusqu'au 5 septembre.
Saint-Lô : sur les pas de Corot et de Millet
La ville préfecture accueille deux expositions différentes. L'une siège au musée des Beaux-Arts de Saint-Lô, et évoque les liens tissés entre Camille Corot et la Normandie, et plus particulièrement avec Saint-Lô. Ses oeuvres sont mises en relation avec la collection de peintures de paysage du musée dont une place centrale est dédiée à la vue générale de Saint-Lô peinte vers 1835 lors d'une visite de l'artiste.
Une seconde exposition est consacrée au peintre de référence de la vie rurale, Jean-François Millet. Elle regroupe un ensemble de dessins et gravures autour de ce thème récurrent, en soulignant le caractère instantané propre à son auteur, dont les oeuvres sont mises en rapport avec les photographies réalisées sur le monde paysan par le Virois Christian Malon.
Cherbourg : Millet à l'aube de l'impressionnisme
Pour terminer en beauté, retour aux sources avec les paysages cotentinois de Jean-François Millet. Non considéré par certains comme un peintre impressionniste, Millet a apporté un souffle nouveau dans le genre du paysage, qui en a inspiré plus d'un.
Jusqu'au 12 septembre, le musée Thomas-Henry expose une riche collection de ses oeuvres complétée en 1915 par la donation de la famille de sa première épouse. Une fenêtre ouverte sur un Millet méconnu.
Pratique : www.normandie-impressionniste.fr
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