Nathalie Lemarchand est ethnologue et co-directrice de la maison de l’architecture de Basse-Normandie à Caen.
Qu’est-ce que le Mois de l’architecture ?
“Il s’agit d’un événement qui se déroule en mars, en Basse et Haute-Normandie. Dans notre région, nous proposons un cinquantaine d’événements qui permettent la rencontre du grand public avec des professionnels de l’architecture, au travers d’expositions, de visites de chantier, de conférences...”
Que faut-il retenir des événements à Caen d’ici la fin du mois ?
“C’est une chance de pouvoir découvrir des lieux avant de les pratiquer une fois le bâtiment achevé. J’insiste donc sur les visites de chantier, comme celle du pôle de formation santé à 14h et 16h le mardi 18. Il y a aussi le parcours sur la presqu’île le vendredi 21 à 16h ou celui qui permettra de découvrir les nouveaux espaces verts devant le Zénith, vendredi 28 à 16h.
Le mois de l’architecture, c’est aussi des expositions, comme “La ville tournée vers l’espace public” au Pavillon sur le bassin Saint-Pierre jusqu’à la fin du mois, ou celle sur les mutations urbaines, au Conseil régional. A suivre aussi, le mur de la designer Matali Crasset à partir du 19 à la maison de l’architecture. Bien d’autres rendez-vous existent. Ils sont à retrouver, comme tous ceux qui se déroulent également sur Colombelles, Hérouville et Ifs, dans le programme disponible sur notre site internet : www.maisonarchitecture-bn.fr”.
Quel est l’enjeu ?
“L’idée c’est que les élus comme le grand public s’interrogent sur la réhabilitation des territoires et des patrimoines de façon durable. La réappropriation des espaces par ceux qui y vivent passe par une lecture sensible et donc une re-découverte du patrimoine existant. Notre but est de révéler le potentiel de la ville, de voir ce qu’on ne voit plus. Se posent de nouvelles questions avec la fin de l’étalement des zones habitables, avec un foncier de moins en moins disponible. D’où l’enjeu : comment refaire la ville sur la ville ?”
Depuis 9 ans, ces rencontres ont-elles débouché sur du concret ?
“Le public qui nous suit est de plus en plus important, avec plus de 10 000 personnes accueillies l’an passé. Une affluence rare en matière d’architecture, d’autant que le public est varié : enfants avec les ateliers, adultes de milieux sociaux différents. Et chose intéressante : des nouveaux habitants qui découvrent ainsi leur ville.”
Pourquoi l’architecture contemporaine est-elle perçue comme froide ?
“Souvent parce qu’elle a été mal pensée. Le but est que la ville devienne agréable pour tout le monde. Si les espaces publiques étaient de qualité, peut-être qu’il n’y auraient pas autant de départs en périphérie. La qualité de vie, c’est aussi la réduction des temps de transport.”
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