Une soixantaine de dossiers de travailleurs de l’amiante sont examinés ce vendredi 14 mars par le Conseil des Prud'hommes de Cherbourg. Des salariés, ou ex-salariés, dont une grande majorité embauchés sur les chantiers navals CMN, qui demandent un préjudice d'anxiété. Les autres entreprises concernées sont la SEFPA, Lardet-Babcock, TCC, ISS, SDV Logisitque internationale et DCN.
Tous ont été exposés à cette substance dangereuse pour la santé, mais n'avaient pas encore déclenché de maladie au moment du dépôt de plainte... Le préjudice d'anxiété est demandé au titre de l'inquiétude de développer à terme un cancer ou autre maladie imputée à l'amiante. Une "épée de Damoclès" selon Pascal Canu, de l'Association de défense des victimes de l'amiante dans la Manche, l'Adeva 50 :
Adeva
Deux séries de dossiers ont été déboutés par le passé, faute de preuves suffisantes du préjudice d'anxiété. Depuis, la jurisprudence indique que la réparation de ce préjudice n'est pas soumise à preuves, comme l'explique Me Cécile Labrunie, conseil des travailleurs :
Me Labrunie
La décision sera mise en délibéré.
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