Trois nuits de coups de feu contre la police dans le 'quartier populaire” de la Villeneuve, à Grenoble. Et le cortège habituel d'informations surréalistes, le camp des truands se posant en procureurs...
Ainsi Saliya Boudouda, mère du défunt braqueur Karim Boudouda (24 ans, trois condamnations en cour d'assises, tué le 16 juillet en affrontant les policiers). Devant les journalistes, elle proclame : Ils ont déconné les flics, ils ont déconné. Je vais porter plainte, ça va aller très loin.
Récapitulons : dans la nuit du 15 au 16 juillet, à la Villeneuve, au terme d'une course-poursuite après avoir attaqué le casino d'Uriage-les-Bains, Boudouda et son complice engagent le combat avec des policiers et des gendarmes qui les ont pris en chasse. Les deux truands sont les mieux armés : fusil d'assaut, pistolet-mitrailleur, gilets pare-balle. La brigade anti-criminalité arrive sur les lieux ; Boudouda est tué en combattant. Le complice parvient à s'enfuir.
Nouvelle génération
L'affaire paraît donc claire, d'autant que l'insécurité dans la région de Lyon-Grenoble dépasse depuis quelques semestres tout ce que l'on avait vu dans le passé : les attaques de bijouterie (avec coups de feu) se sont notamment multipliées. Nouvelle génération du grand banditisme, les auteurs de ces braquages font systématiquement usage de leurs armes : ce n'est plus du gangstérisme mais de la guerre civile, affirment les policiers de l'Isère. Dès la mort de Karim Boudouda, le quartier de la Villeneuve prend les armes à son tour : plusieurs nuits de suite, les policiers sont la cible de tirs de fusil d'assaut, sans compter les incendies de voitures coutumiers. Des dizaines d'arrestations sont opérées. L'important dispositif des forces de l'ordre (plus de 300 hommes, venus notamment de deux unités de CRS et de la Force d'intervention de la police nationale groupant le RAID et le GIPN) sera maintenu plusieurs jours.
Le 18 juillet, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux ordonne au préfet d'organiser dès cette semaine une réunion des acteurs publics concernés pour garantir une sécurité durable à Grenoble. Cette réunion de travail doit, dit-il, être consacrée à l'efficacité des réponses apportées, à la lutte contre l'économie souterraine, à la coordination opérationnelle des différents services publics et à la mise en place de la vidéoprotection, notamment dans les quartiers sensibles. Il doit même être question de l'absentéisme scolaire... Eternels problèmes, auxquels aucune solution sérieuse n'a été apportée jusqu'à présent, et qui semblent dépassés par le niveau de violence de la jeune génération. Aujourd'hui la police accuse le gouvernement de la laisser démunie, sous-équipée et sans consignes sérieuses.
Ainsi Saliya Boudouda, mère du défunt braqueur Karim Boudouda (24 ans, trois condamnations en cour d'assises, tué le 16 juillet en affrontant les policiers). Devant les journalistes, elle proclame : Ils ont déconné les flics, ils ont déconné. Je vais porter plainte, ça va aller très loin.
Récapitulons : dans la nuit du 15 au 16 juillet, à la Villeneuve, au terme d'une course-poursuite après avoir attaqué le casino d'Uriage-les-Bains, Boudouda et son complice engagent le combat avec des policiers et des gendarmes qui les ont pris en chasse. Les deux truands sont les mieux armés : fusil d'assaut, pistolet-mitrailleur, gilets pare-balle. La brigade anti-criminalité arrive sur les lieux ; Boudouda est tué en combattant. Le complice parvient à s'enfuir.
Nouvelle génération
L'affaire paraît donc claire, d'autant que l'insécurité dans la région de Lyon-Grenoble dépasse depuis quelques semestres tout ce que l'on avait vu dans le passé : les attaques de bijouterie (avec coups de feu) se sont notamment multipliées. Nouvelle génération du grand banditisme, les auteurs de ces braquages font systématiquement usage de leurs armes : ce n'est plus du gangstérisme mais de la guerre civile, affirment les policiers de l'Isère. Dès la mort de Karim Boudouda, le quartier de la Villeneuve prend les armes à son tour : plusieurs nuits de suite, les policiers sont la cible de tirs de fusil d'assaut, sans compter les incendies de voitures coutumiers. Des dizaines d'arrestations sont opérées. L'important dispositif des forces de l'ordre (plus de 300 hommes, venus notamment de deux unités de CRS et de la Force d'intervention de la police nationale groupant le RAID et le GIPN) sera maintenu plusieurs jours.
Le 18 juillet, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux ordonne au préfet d'organiser dès cette semaine une réunion des acteurs publics concernés pour garantir une sécurité durable à Grenoble. Cette réunion de travail doit, dit-il, être consacrée à l'efficacité des réponses apportées, à la lutte contre l'économie souterraine, à la coordination opérationnelle des différents services publics et à la mise en place de la vidéoprotection, notamment dans les quartiers sensibles. Il doit même être question de l'absentéisme scolaire... Eternels problèmes, auxquels aucune solution sérieuse n'a été apportée jusqu'à présent, et qui semblent dépassés par le niveau de violence de la jeune génération. Aujourd'hui la police accuse le gouvernement de la laisser démunie, sous-équipée et sans consignes sérieuses.
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