Le 27 janvier, il entend néanmoins avoir une explication avec elle, estimant qu’il a été lésé dans la séparation des biens. Il attend donc la jeune femme à la sortie de son travail, lui confisque clefs, voiture et papiers d’identité, la force à se rendre à leur ancien domicile et, sur place, la menace avec un cutter. Dans les jours qui suivent, il la “bombarde” aussi de SMS, où pêle-mêle, il la menace de mort, parle de partir à l’étranger, dès qu’il aura la garde de son fils. “Si je pète un câble, je vais te ruiner la vie, au tribunal, je vais te fusiller...”, écrit-il.
“Je ne vais pas me poignarder pour elle”
Jeudi 13 février, G.C répondait en comparution immédiate de cinq délits : vol, menace de mort, séquestration, violences et appels téléphoniques malveillants. Très véhément à l’audience, il conteste tous les termes de la plainte, répète qu’il n’avait pas de cutter mais un coupe-carreaux et ne reconnaît que les appels malveillants. La psychologue clinicienne qui a examiné le prévenu l’accable. Selon elle, il serait suicidaire, dangereux et l’hypothèse qu’il se tue avec son fils n’est pas exclue. Le prévenu réfute : “Je vais pas me poignarder pour elle. Et je n’ai envie de tuer personne, c’était sous le coup de la colère, j’ai certainement besoin de voir un psy”.
G.C a finalement été condamné par le tribunal correctionnel de Caen à six mois de prison ferme, aménageables, et douze mois de sursis. Le prévenu devra aussi se soigner et a interdiction stricte d’entrer en contact avec son ex- compagne et son fils, jusqu’à ce qu’un tribunal civil statue sur la garde de l’enfant. Il a aussi interdiction de détenir une arme.
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