Il pourrait, mais il n’en est rien tant l’homme demeure humble face à la révolution médicale qu’il a pourtant lancée. Son cheval de bataille est la cardiologie et le traitement du rétrécissement aortique. “C’est une maladie extrêmement courante. Elle occasionne un rétrécissement de la valve aortique entraînant essoufflement à l’effort, douleurs à la poitrine, pertes de conscience et est mortelle dans la plupart des cas”.
Un nouveau traitement
Lassé de voir ses patients mourir faute de pouvoir être opérés en raison des nombreux risques, le professeur Cribier commence à réfléchir à un traitement non-chirurgical. “J’ai eu l’idée d’un traitement par dilatation de l’aorte grâce à un ballonnet introduit par cathéter. Mais on s’est aperçu que le rétrécissement revenait. Alors j’ai mis au point une technique permettant d’installer une valve artificielle sans ouvrir la poitrine”. Après vingt ans de difficultés aussi bien avec le corps médical qu’avec les autorités, la valve Cribier finit par être reconnue et est maintenant courante grâce notamment au soutien sans faille de l’équipe de cardiologie du CHU de Rouen.
“Aujourd’hui, je voyage à travers le monde pour enseigner cette technique aux cardiologues du monde entier, particulièrement au Japon et en Amérique du Sud.Maintenant, j’ai 69 ans et je suis bardé de prix que je ne sais plus où mettre mais j’ai encore envie de continuer. Je travaille toujours sur de nouvelles valves qui pourraient traiter d’autres pathologies”, explique le professeur Cribier qui garde néanmoins le souvenir ému du champagne bu dans la chambre du premier patient qu’il a soigné avec son invention.
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