Depuis 2011 et un nouveau texte de loi réglementant l’organisation de concerts dans les bars, il n’est plus possible d’organiser autant de rendez-vous musicaux que les patrons le souhaiteraient. La limite est fixée à six par an, à condition de prévenir la Direction régionale des affaires culturelles au mois deux mois à l’avance. Au delà, ils doivent solliciter les licences de première et troisième catégories qui correspondent aux exploitants de lieux de spectacles et aux diffuseurs de spectacle.
“Plus de taxes”
Trois ans après l’entrée en vigueur de la loi, seuls deux bars proposant régulièrement des concerts à Caen, El Camino dans le quartier de Vaucelles et le Café Mancel via le Jazz Club dans l’enceinte du château. Ils disposent des licences. Pour les obtenir, les gérants de bar doivent s’astreindre à une semaine de formation de 35h au coût de 1 200 €. Une fois le certificat en poche, ils peuvent alors proposer jusqu’à 52 concerts par an.
“Nous sommes très nombreux à refuser de nous soumettre à cette loi, car il s’agit d’un dispositif de plus pour récupérer de l’argent et qui menace l’animation musicale des centre-villes”, souligne un patron de bar qui organise des concerts dans son établissement depuis une quinzaine d’années. “Et sur sujet, les élus sont aux abonnés absents, car il en va de l’intérêt général que le centre-ville de Caen soit animé tout au long de l’année.”
En Bretagne, la liberté prévaut. Mieux fédérés entre eux, les professionnels du secteur y ont obtenu une dérogation les dégageant de toute obligation à obtenir les licences requises. Reste à savoir à Caen, si les patrons de bars sauront s’unir ces prochains mois pour ne plus être dans l’illégalité.
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