Un chiffre qui fait paraître la présence française disproportionnée, si on la compare à celle des autres membres de l'Otan.
C'est l'impasse
L'amiral admettait pourtant que la guerre d'Afghanistan prenait mauvaise tournure. Neuf ans après son déclenchement, elle n'a toujours pas atteint ses objectifs, dont on ne sait d'ailleurs plus très bien en quoi ils consistent. Mais elle devient de plus en plus meurtrière. (Le 2 juillet encore, un caporal de la Légion étrangère a été grièvement blessé). C'est, résume l'amiral Guillaud, une guerre compliquée et inscrite dans la durée : à chacune de leurs sorties, dit-il, les Français sont harcelés par les tirs ou les mines artisanales des insurgés. Cette guerre nous oppose à un ennemi invisible et prêt à tout ; qui plus est, nous ne voulons pas de dommages collatéraux qui font le jeu des talibans, et il n'y aura pas de bataille décisive qui emportera la décision. Quant aux initiatives afghanes pour la paix, l'amiral chef d'état major des armées n'en attend pas d'avancée concrète. En clair : c'est l'impasse. Prenant ses fonctions le 4 juillet après le limogeage du général McChrystal (pour insultes au gouvernement américain), le général Petraeus n'a pas doré la pilule. Nous sommes arrivés à un moment critique, a-t-il constaté. Nous devons démontrer à Al-Qaeda et son réseau d'extrémistes qu'ils n'auront pas la possibilité d'établir en Afghanistan des sanctuaires d'où ils pourront lancer des attaques... Analyse quelque peu déconcertante, les services de renseignement occidentaux (y compris aux Etats-Unis) doutant qu'Al-Qaeda existe encore... La guerre d'Afghanistan n'oppose pas une sorte de gendarmerie internationale à un réseau terroriste, mais à une population exaspérée par la présence de soldats étrangers sur son sol, soulignait la presse américaine il y a huit jours. Sans compter le jeu trouble des voisins de l'Afghanistan: les Pakistanais, qui considèrent ce pays comme leur espace naturel ; les Indiens et les Chinois, qui veulent s'accaparer les fabuleuses ressources minérales afghanes.
C'est l'impasse
L'amiral admettait pourtant que la guerre d'Afghanistan prenait mauvaise tournure. Neuf ans après son déclenchement, elle n'a toujours pas atteint ses objectifs, dont on ne sait d'ailleurs plus très bien en quoi ils consistent. Mais elle devient de plus en plus meurtrière. (Le 2 juillet encore, un caporal de la Légion étrangère a été grièvement blessé). C'est, résume l'amiral Guillaud, une guerre compliquée et inscrite dans la durée : à chacune de leurs sorties, dit-il, les Français sont harcelés par les tirs ou les mines artisanales des insurgés. Cette guerre nous oppose à un ennemi invisible et prêt à tout ; qui plus est, nous ne voulons pas de dommages collatéraux qui font le jeu des talibans, et il n'y aura pas de bataille décisive qui emportera la décision. Quant aux initiatives afghanes pour la paix, l'amiral chef d'état major des armées n'en attend pas d'avancée concrète. En clair : c'est l'impasse. Prenant ses fonctions le 4 juillet après le limogeage du général McChrystal (pour insultes au gouvernement américain), le général Petraeus n'a pas doré la pilule. Nous sommes arrivés à un moment critique, a-t-il constaté. Nous devons démontrer à Al-Qaeda et son réseau d'extrémistes qu'ils n'auront pas la possibilité d'établir en Afghanistan des sanctuaires d'où ils pourront lancer des attaques... Analyse quelque peu déconcertante, les services de renseignement occidentaux (y compris aux Etats-Unis) doutant qu'Al-Qaeda existe encore... La guerre d'Afghanistan n'oppose pas une sorte de gendarmerie internationale à un réseau terroriste, mais à une population exaspérée par la présence de soldats étrangers sur son sol, soulignait la presse américaine il y a huit jours. Sans compter le jeu trouble des voisins de l'Afghanistan: les Pakistanais, qui considèrent ce pays comme leur espace naturel ; les Indiens et les Chinois, qui veulent s'accaparer les fabuleuses ressources minérales afghanes.
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