Bruno Le Roux, président du groupe PS à l'Assemblée nationale répond à Philippe Gault, président du SIRTI (Syndicat Interprofessionnel des Radios et Télévisions Indépendantes).
Le Parlement a t'il été contourné par le Conseil Supérieur de l'audiovisuel ?
Bruno Le Roux
.@PhilippeGault en discussion avec @BrunoLeRoux.Ils seront en face à face dans qq minutes dans l'itw @LesIndesRadios pic.twitter.com/YWrTcqc0YE
— Sirti_médias (@Sirti_medias) 23 Janvier 2014
Pour comprendre les enjeux de ce dossier, voici le communiqué de presse complet du SIRTI (Syndicat Interprofessionnel des Radios et Télévisions Indépendantes) daté du 13 décembre 2013.
Paris, le 13 décembre 2013
Limitation de la concentration en radio : le gendarme se désarme
Le CSA vient de faire une annonce relative au plafond légal de concentration en radio analogique. Il valide un énième changement de la méthode de calcul de la population couverte par les réseaux de radio, dans une décision mise en ligne sur son site jeudi 11 décembre, dont le sens est présenté par un article publié préalablement dans le « journal officieux » du CSA*.
Cette nouvelle méthode de calcul abaisse artificiellement la population couverte par les principaux groupes de plusieurs dizaines de millions d'auditeurs potentiels. Elle remplace une nouvelle méthode précédente mise en place par le CSA en 2010 seulement.
Le CSA prend ainsi le risque d'ouvrir immédiatement un épisode de concentration dans le média radio, en se privant de la seule arme qui lui permet de s'y opposer.
Le CSA avait promis un rapport au Parlement, et indiquait en décembre 2012 qu'il souhaitait que « le Gouvernement et le Parlement ouvrent une réflexion sur les règles limitant la concentration dans le secteur de la radio afin de préciser, le cas échéant, les références sur lesquelles la méthodologie de calcul doit se fonder »**. Dans la précipitation et sans aucune concertation, ce schéma cohérent vient d'être bouleversé par cette mesure par laquelle l'autorité se prive de l'outil de régulation que lui a donné le législateur. Le CSA s'affranchit déjà de la nouvelle loi Filippetti à peine promulguée, qui prévoit des études d'impacts économiques avant la prise de toute décision susceptible d'avoir un effet important.
Pourtant les vraies questions sont : qui veut acheter qui, pour mener à bien quels projets, quels effets sur l'ensemble des éditeurs et sur la dynamique du média, quels effets sur le marché, sur le pluralisme et la diversité d'un paysage radiophonique que l'on reconnaît pratiquement unique au monde ? Après que le média radio ait perdu 100 millions d'euros de chiffre d'affaires
annuel, dans un marché marqué par le refus d'investir des acteurs placés en position dominante, quel sera l'effet d'un nouvel épisode de concentration ?
On peut aussi s'interroger sur la cohérence d'une mesure en vertu de laquelle des groupes qui viennent d'obtenir 1000 fréquences FM nouvelles voient leur population couverte décliner lourdement. Le SIRTI étudie dès à présent les possibilités d’attaquer cette décision du CSA, et en appelle au Gouvernement et au Parlement pour protéger la diversité et le pluralisme radiophoniques.
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