Cette carrière ne date pas d'hier : on y extrait de la pierre depuis la première moitié du XIXe siècle. Pendant la guerre, des réfugiés s'y abritaient.
A une trentaine de mètres en dessous du sol où nous sommes parvenus, la température atteint une douzaine de degrés. Les gouttes d'eau tombent autour denous, après avoir suivi les fins tunnels creusés par les racines des défunts palétuviers.
Cette seule galerie couvre une surface de 25 hectares, et pourra être découverte dans son intégralité fin juillet par le grand public dans le cadre des visites sur la pierre de Caen. Elle est en passe d'être équipée en électricité. Pour Dominique Lanrouilly du service des Carrières de la ville de Caen, “c'est une première étape. A terme, nous avons l'espoir d'accueillir des groupes de visiteurs et d'utiliser cet espace comme terrain pédagogique.”
Depuis le XIVe siècle
A Caen et dans l'agglomération, on estime à près de 200 hectares la surface de ces galeries, dont certaines, à l'est de la ville, remontent au XIVe et XVe siècles. Du nord de Caen au nord de Falaise, elles couvriraient plus de 1 500 hectares.
C'est pour répertorier ces sites et assurer leur sécurité que le service des Carrières de la Ville de Caen a été créé en 1955. “Nous sommes deux employés à la Ville de Caen, chargés de prévenir les risques de vandalisme ou d'effondrement sur l'ensemble des galeries.” La plupart des carrières sont aujourd'hui abandonnées. Mais si leur exploitation n'est plus d'actualité, elles pourraient bien devenir un jour un laboratoire du sous-sol et de découverte géologique.
Jean Lanrouilly fait partie du petit service des Carrières de la Ville de Caen, il nous dresse un inventaire de ces carrières à 30 mètres au dessous du sol.
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