Et 'il y aura d'autres annonces, nous devons faire plus, bien sûr, beaucoup plus !” Objectif : 100 milliards d'euros d'économies d'ici 2013.
Le déficit (8 % du produit intérieur brut en 2010) doit en effet être résorbé. Le programme de stabilité prévoit ensuite 6 % du PIB en 2011, 4,6% en 2012, et 3 % en 2013... Nous sommes déterminés à y parvenir, dit Guéant.
Mais pour cela, il faudrait une croissance de 2,5 % dès 2011 : perspective qui laisse sceptiques les économistes, le FMI. Et la Commission européenne.
Bruxelles veut donc contrôler les projets de budgets nationaux avant leur adoption par les parlements. Ce sera la fin des derniers restes de souveraineté nationale et d'autonomie économique. Les ministres des Finances y ont acquiescé, et les chefs d'État et de gouvernement en ont débattu au Conseil européen du 17 juin. Il est question d'ôter le droit de vote aux États ne respectant pas les critères du pacte de stabilité. Il y aurait aussi des punitions envers les Etats dont les plans de réduction des déficits seraient jugés irréalistes. L'idée de gouvernement économique fait son chemin, estime Nicolas Sarkozy. Cependant l'idée fixe de l'UE reste de rassurer les marchés ; tout soumettre aux marchés n'est pas gouverner l'économie, même si le Conseil a une fois de plus évoqué une moralisation du capitalisme. Ce qui ne va pas jusqu'à une taxe sur les transactions financières, idée pourtant soutenue par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy – mais rejetée avec horreur par les autres gouvernements européens, comme contraire au dogme de la dérégulation. Ce dogme étant la cause de la crise financière mondiale, on voit que le gouvernement économique européen n'est pas près de voir le jour ; à moins que l'on ne donne ce nom à un organisme chargé en fait de servir les mécanismes de marché, ce qui relèverait de l'escamotage conceptuel.
De tout cela, les 27 (en désaccord sur l'essentiel) ont prévu de se décharger sur le G20, qui se réunissait cette semaine à Toronto. On devine l'accueil que pouvait y trouver le projet Merkel-Sarkozy : le G20 avait fait dire par avance qu'il enterrerait toute idée de taxe financière mondiale.
Le déficit (8 % du produit intérieur brut en 2010) doit en effet être résorbé. Le programme de stabilité prévoit ensuite 6 % du PIB en 2011, 4,6% en 2012, et 3 % en 2013... Nous sommes déterminés à y parvenir, dit Guéant.
Mais pour cela, il faudrait une croissance de 2,5 % dès 2011 : perspective qui laisse sceptiques les économistes, le FMI. Et la Commission européenne.
Bruxelles veut donc contrôler les projets de budgets nationaux avant leur adoption par les parlements. Ce sera la fin des derniers restes de souveraineté nationale et d'autonomie économique. Les ministres des Finances y ont acquiescé, et les chefs d'État et de gouvernement en ont débattu au Conseil européen du 17 juin. Il est question d'ôter le droit de vote aux États ne respectant pas les critères du pacte de stabilité. Il y aurait aussi des punitions envers les Etats dont les plans de réduction des déficits seraient jugés irréalistes. L'idée de gouvernement économique fait son chemin, estime Nicolas Sarkozy. Cependant l'idée fixe de l'UE reste de rassurer les marchés ; tout soumettre aux marchés n'est pas gouverner l'économie, même si le Conseil a une fois de plus évoqué une moralisation du capitalisme. Ce qui ne va pas jusqu'à une taxe sur les transactions financières, idée pourtant soutenue par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy – mais rejetée avec horreur par les autres gouvernements européens, comme contraire au dogme de la dérégulation. Ce dogme étant la cause de la crise financière mondiale, on voit que le gouvernement économique européen n'est pas près de voir le jour ; à moins que l'on ne donne ce nom à un organisme chargé en fait de servir les mécanismes de marché, ce qui relèverait de l'escamotage conceptuel.
De tout cela, les 27 (en désaccord sur l'essentiel) ont prévu de se décharger sur le G20, qui se réunissait cette semaine à Toronto. On devine l'accueil que pouvait y trouver le projet Merkel-Sarkozy : le G20 avait fait dire par avance qu'il enterrerait toute idée de taxe financière mondiale.
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