750 milliards d'euros pour rien ? 'Tout ce que nous avons fait avec ce plan, c'est gagner du temps pour que les disparités de compétitivité et d'écarts de déficit entre les pays de la zone euro soient réglés�, disait (morose) Angela Merkel le 16 mai. Le lendemain, les ministres des Finances de la zone euro se réunissaient à Bruxelles pour la troisième fois en trois semaines. Il s'agissait encore de 'rassurer les marchés�, comme le répètent les médias.
A ceci près que les marchés semblent ne pas vouloir être rassurés : “paniqués” par les déficits des Etats, les voilà “affolés” par les mesures que les Etats prennent pour lutter contre leurs déficits ! Entre le casino financier mondial et les Etats, le divorce semble irréparable. On peut en redouter les conséquences, si les Etats persistent à se laisser faire.
Idées nouvelles
Peut-être commencent-ils à se réveiller ? Pour preuve, le virage de Londres. Jusqu'ici hostile à tout encadrement des fonds spéculatifs, le gouvernement britannique se dit disposé à une telle mesure. C'est dire si l'heure est grave, sachant quel dogmatisme ultralibéral avait marqué l'attitude de l'Angleterre depuis trente ans.
Les économistes européens se réveillent aussi. Ainsi Patrick Artus, directeur des études économiques de Natixis et professeur à Polytechnique. A la fin de la semaine dernière, il expliquait à la presse que la politique d'austérité était une fausse bonne idée, qui donne un nouveau sujet d'inquiétude aux marchés en plombant la croissance des pays concernés...
Selon cet expert, il faut à tout prix éviter d'asphyxier l'activité économique sous la rigueur. Dans les convulsions actuelles, en revanche, un outil peut être retourné et utilisé : la dépréciation de l'euro, pour doper les exportations. Et comment organiser la baisse de l'euro ? En créant de la monnaie, comme fait la banque centrale chinoise... Mais l'orthodoxie de la Banque centrale européenne s'y opposerait ? Pas forcément, nuancent ces économistes : les chefs d'Etat seraient en mesure (s'ils le voulaient) d'imposer cette décision à la BCE. D'ailleurs Jean-Claude Trichet lui-même reconnaissait, le week-end dernier, que la crise économique actuelle est “la situation la plus difficile depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, voire de la première”.
Moins atteinte que l'Espagne par le déficit, la France est tout de même prise à la gorge. Que peut-elle faire pour s'en tirer ? Ne pas s'en remettre aux espoirs officiels de “croissance à 2,5 %”, qui relèvent de la méthode Coué. Ni cesser de payer les retraites et les fonctionnaires, comme en Grèce... Plutôt réformer la fiscalité française, en taxant les revenus du capital comme ceux du travail ! Voilà le genre d'idées qui germent à Paris.
A ceci près que les marchés semblent ne pas vouloir être rassurés : “paniqués” par les déficits des Etats, les voilà “affolés” par les mesures que les Etats prennent pour lutter contre leurs déficits ! Entre le casino financier mondial et les Etats, le divorce semble irréparable. On peut en redouter les conséquences, si les Etats persistent à se laisser faire.
Idées nouvelles
Peut-être commencent-ils à se réveiller ? Pour preuve, le virage de Londres. Jusqu'ici hostile à tout encadrement des fonds spéculatifs, le gouvernement britannique se dit disposé à une telle mesure. C'est dire si l'heure est grave, sachant quel dogmatisme ultralibéral avait marqué l'attitude de l'Angleterre depuis trente ans.
Les économistes européens se réveillent aussi. Ainsi Patrick Artus, directeur des études économiques de Natixis et professeur à Polytechnique. A la fin de la semaine dernière, il expliquait à la presse que la politique d'austérité était une fausse bonne idée, qui donne un nouveau sujet d'inquiétude aux marchés en plombant la croissance des pays concernés...
Selon cet expert, il faut à tout prix éviter d'asphyxier l'activité économique sous la rigueur. Dans les convulsions actuelles, en revanche, un outil peut être retourné et utilisé : la dépréciation de l'euro, pour doper les exportations. Et comment organiser la baisse de l'euro ? En créant de la monnaie, comme fait la banque centrale chinoise... Mais l'orthodoxie de la Banque centrale européenne s'y opposerait ? Pas forcément, nuancent ces économistes : les chefs d'Etat seraient en mesure (s'ils le voulaient) d'imposer cette décision à la BCE. D'ailleurs Jean-Claude Trichet lui-même reconnaissait, le week-end dernier, que la crise économique actuelle est “la situation la plus difficile depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, voire de la première”.
Moins atteinte que l'Espagne par le déficit, la France est tout de même prise à la gorge. Que peut-elle faire pour s'en tirer ? Ne pas s'en remettre aux espoirs officiels de “croissance à 2,5 %”, qui relèvent de la méthode Coué. Ni cesser de payer les retraites et les fonctionnaires, comme en Grèce... Plutôt réformer la fiscalité française, en taxant les revenus du capital comme ceux du travail ! Voilà le genre d'idées qui germent à Paris.
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