C'est 'la crise la plus grave depuis la création de l'euro. Une mobilisation générale s'impose pour sauver la monnaie européenne”. Cette proclamation fut faite par Nicolas Sarkozy, le week-end dernier, après le sommet d'urgence à Bruxelles. Combatif comme à son habitude, le président français ajoutait: 'Lundi à l'ouverture des marchés, l'Europe sera prête à défendre l'euro... Il faut faire vite, car cette crise est systémique et la réponse doit être systémique !”
Faire vite, mais faire quoi ? Une réunion des ministres des Finances de toute l'Union européenne était convoquée dimanche dernier (le 9 mai) pour finaliser le fonctionnement et le financement d'un dispositif inédit. 750 milliards d'euros ont été débloqués, 500 milliards par l'Union Européenne et 250 milliards par le FMI. L'annonce de ce plan de sauvegarde a eu dès lundi matin un effet bénéfique. La bourse de Paris s'envolait de 8 % !
Car la Grèce n'est plus seule en cause. Les marchés financiers s'attaquent maintenant à toute l'Europe latine... C'est toute la zone euro qui a décidé de se défendre, surenchérit Sarkozy : nous avons décidé de doter la zone euro d'un véritable gouvernement économique. Il insiste : Aujourd'hui, l'attaque est portée sur l'ensemble de la zone euro. Nous avons décidé un plan d'une très grande importance destiné à répondre à la situation.
Désormais les spéculateurs doivent savoir qu'ils en seront pour leurs frais, claironne le président français, qui se pose en protecteur de l'épargne et l'emploi des Européens.
Eviter les désastres
Mais l'optimisme inquiet de Nicolas Sarkozy est contredit par l'économiste Romano Prodi, qui fut deux fois chef du gouvernement italien, et qui présidait la Commission européenne (1999-2004) lors du lancement de l'euro. Selon lui, si l'on veut vraiment s'en sortir, il faut aller plus loin et mettre sur pied une véritable politique économique européenne, via un gouvernement économique de l'Union...
Nous verrons demain si les décisions prises sont en mesure d'apaiser la furie des marchés, mais gardons à l'esprit qu'en tout cas, il s'agit d'un remède de courte durée, déclarait Prodi au début de cette semaine.
Selon lui, il faut créer des instruments de politique économique pour toute la zone euro, qui permettront d'éviter des désastres et d'agir de façon rapide et crédible... Il faut construire une politique économique aux côtés de la politique monétaire, une politique suffisamment forte pour imposer et faire respecter des règles communes...
C'est justement ce que les dirigeants européens n'ont pas voulu par le passé, et que les événements des jours derniers contraindront à mettre en place. À moins que l'on ne veuille la destruction de l'euro qui ne bénéficiera à personne, à commencer par l'Allemagne.
Faire vite, mais faire quoi ? Une réunion des ministres des Finances de toute l'Union européenne était convoquée dimanche dernier (le 9 mai) pour finaliser le fonctionnement et le financement d'un dispositif inédit. 750 milliards d'euros ont été débloqués, 500 milliards par l'Union Européenne et 250 milliards par le FMI. L'annonce de ce plan de sauvegarde a eu dès lundi matin un effet bénéfique. La bourse de Paris s'envolait de 8 % !
Car la Grèce n'est plus seule en cause. Les marchés financiers s'attaquent maintenant à toute l'Europe latine... C'est toute la zone euro qui a décidé de se défendre, surenchérit Sarkozy : nous avons décidé de doter la zone euro d'un véritable gouvernement économique. Il insiste : Aujourd'hui, l'attaque est portée sur l'ensemble de la zone euro. Nous avons décidé un plan d'une très grande importance destiné à répondre à la situation.
Désormais les spéculateurs doivent savoir qu'ils en seront pour leurs frais, claironne le président français, qui se pose en protecteur de l'épargne et l'emploi des Européens.
Eviter les désastres
Mais l'optimisme inquiet de Nicolas Sarkozy est contredit par l'économiste Romano Prodi, qui fut deux fois chef du gouvernement italien, et qui présidait la Commission européenne (1999-2004) lors du lancement de l'euro. Selon lui, si l'on veut vraiment s'en sortir, il faut aller plus loin et mettre sur pied une véritable politique économique européenne, via un gouvernement économique de l'Union...
Nous verrons demain si les décisions prises sont en mesure d'apaiser la furie des marchés, mais gardons à l'esprit qu'en tout cas, il s'agit d'un remède de courte durée, déclarait Prodi au début de cette semaine.
Selon lui, il faut créer des instruments de politique économique pour toute la zone euro, qui permettront d'éviter des désastres et d'agir de façon rapide et crédible... Il faut construire une politique économique aux côtés de la politique monétaire, une politique suffisamment forte pour imposer et faire respecter des règles communes...
C'est justement ce que les dirigeants européens n'ont pas voulu par le passé, et que les événements des jours derniers contraindront à mettre en place. À moins que l'on ne veuille la destruction de l'euro qui ne bénéficiera à personne, à commencer par l'Allemagne.
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