100 000 voyageurs français - vacanciers pour la plupart - bloqués jusqu'à lundi soir sur des aéroports étrangers : ce fut l'une des conséquences de l'alerte déclenchée, cette semaine, par l'éruption volcanique en Islande.
Les cendres du volcan Eyjafjallajokull, répandues dans l'atmosphère en un épais nuage, présentaient-elles réellement un danger pour les avions ? Les Etats européens ont décidé que oui : d'où leur décision de suspendre la circulation des vols commerciaux, et de mettre ainsi des dizaines de milliers de voyageurs dans une situation impossible. En France, tous les aéroports au nord d'une ligne Bordeaux-Nice (sauf celui de Nantes) étaient fermés le week-end dernier par décision du gouvernement. Ce qui créait un contraste avec l'Espagne et le Portugal, dont les gouvernements avaient décidé que l'alerte était excessive et que leur espace aérien pouvait rouvrir...
Préjudice économique
En France, devant le tollé, Jean-Louis Borloo assurait lundi matin que les autorités essayaient de faire voler un maximum d'avions : promesse dénuée de sens, dans la mesure où la fermeture des aéroports interdit par le fait la circulation des appareils. Alors ? Allait-on ouvrir des corridors aériens ? Evasif, Borloo répondait aux journalistes : On bouge, on fait voler, on assure la sécurité. Pour le reste ce sera décidé par les ministres européens... Les compagnies aériennes européennes, quant à elles, incriminaient la panique excessive des gouvernements d'Europe du Nord : application trop sévère du principe de précaution, gestion du risque sur de fausses bases... Furibonds, les transporteurs aériens accusaient les Etats de s'être déterminés d'après les avis scientifiques, sans consulter les intérêts économiques.
Les entreprises françaises étaient frappées de plein fouet par l'arrêt des transports aériens. Laurence Parisot protestait au nom du Medef : Tous ceux qui sont dépendants du fret aérien sont en difficulté, spécialement les PME du tourisme et de l'exportation. On n'avait pas besoin de ça en plus, ajoutait - sans grande utilité - Mme Parisot. Une première réunion de crise s'était tenue à Matignon durant le week-end, avec les ministres de l'Ecologie, des Affaires étrangères, de l'Intérieur et de la Santé, en présence des dirigeants de Météo France, d'Aéroports de Paris et de la Direction de l'aviation civile. Une seconde réunion interministérielle était convoquée par François Fillon pour faire le point sur le coût économique du blocage aérien : il s'annonçait lourd, selon les services de Bercy.
Lundi à midi, les aéroports du sud de la France ont donc commencé à rouvrir. Des terrains d'aviation militaires de l'Hexagone étaient réquisitionnés pour rapatrier les Français bloqués dans le reste du monde.
Les cendres du volcan Eyjafjallajokull, répandues dans l'atmosphère en un épais nuage, présentaient-elles réellement un danger pour les avions ? Les Etats européens ont décidé que oui : d'où leur décision de suspendre la circulation des vols commerciaux, et de mettre ainsi des dizaines de milliers de voyageurs dans une situation impossible. En France, tous les aéroports au nord d'une ligne Bordeaux-Nice (sauf celui de Nantes) étaient fermés le week-end dernier par décision du gouvernement. Ce qui créait un contraste avec l'Espagne et le Portugal, dont les gouvernements avaient décidé que l'alerte était excessive et que leur espace aérien pouvait rouvrir...
Préjudice économique
En France, devant le tollé, Jean-Louis Borloo assurait lundi matin que les autorités essayaient de faire voler un maximum d'avions : promesse dénuée de sens, dans la mesure où la fermeture des aéroports interdit par le fait la circulation des appareils. Alors ? Allait-on ouvrir des corridors aériens ? Evasif, Borloo répondait aux journalistes : On bouge, on fait voler, on assure la sécurité. Pour le reste ce sera décidé par les ministres européens... Les compagnies aériennes européennes, quant à elles, incriminaient la panique excessive des gouvernements d'Europe du Nord : application trop sévère du principe de précaution, gestion du risque sur de fausses bases... Furibonds, les transporteurs aériens accusaient les Etats de s'être déterminés d'après les avis scientifiques, sans consulter les intérêts économiques.
Les entreprises françaises étaient frappées de plein fouet par l'arrêt des transports aériens. Laurence Parisot protestait au nom du Medef : Tous ceux qui sont dépendants du fret aérien sont en difficulté, spécialement les PME du tourisme et de l'exportation. On n'avait pas besoin de ça en plus, ajoutait - sans grande utilité - Mme Parisot. Une première réunion de crise s'était tenue à Matignon durant le week-end, avec les ministres de l'Ecologie, des Affaires étrangères, de l'Intérieur et de la Santé, en présence des dirigeants de Météo France, d'Aéroports de Paris et de la Direction de l'aviation civile. Une seconde réunion interministérielle était convoquée par François Fillon pour faire le point sur le coût économique du blocage aérien : il s'annonçait lourd, selon les services de Bercy.
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