Lundi, il était reçu à l'Elysée pour un premier entretien avec Nicolas Sarkozy : 'des échanges approfondis sur les grands projets de la coopération bilatérale, et sur les questions stratégiques d'intérêt commun qui figurent à l'agenda international : notamment le programme nucléaire iranien, le processus de paix au Moyen-Orient, la sécurité européenne, la lutte contre le réchauffement climatique et la situation économique et financière mondiale”, soulignait la Présidence.
Le mardi 2 mars, Medvedev et Sarkozy devaient inaugurer ensemble la grande exposition Sainte Russie au Louvre. Cette exposition d'art religieux (principalement d'icônes), qui vient de remporter un immense succès à Moscou, est le clou de l'Année France-Russie : 400 manifestations culturelles, économiques, scientifiques et sociales organisées à travers les deux pays.
Un dîner d'Etat, le soir du 2 mars, devait ponctuer la visite du président russe. Ainsi s'ouvrait, de la façon la plus spectaculaire, une nouvelle phase des relations entre Paris et Moscou. Au vif mécontentement des éditorialistes parisiens (qui condamnent a priori le retour de la Russie sur la scène mondiale), Nicolas Sarkozy prend en compte la réalité : pourquoi la France, à l'instar de l'Allemagne ou des Etats-Unis, ne considérerait-elle pas la nouvelle Russie comme un partenaire économique et politique ? Si Londres semble vouloir continuer seule la guerre froide, alors que l'URSS n'existe plus depuis vingt ans, Paris souhaite rester rationnel. Jusqu'à négocier avec le Kremlin la vente de matériel militaire de pointe : ainsi les quatre bâtiments de projection et de commandement (BPC) de classe Mistral, contrat qui déchaîne l'indignation des commentateurs : Pour la première fois depuis 1949, un pays de l'Otan vend du matériel militaire lourd à la Russie, protestent des commentateurs ; négligeant eux aussi le fait que la Russie de Medvedev n'est pas l'URSS de Staline. Et que la France n'est redevenue pays de l'Otan que par la volonté de Sarkozy. La vente des quatre BPC accroîtrait la présence navale de la Russie en Méditerranée, chasse gardée de la flotte américaine depuis quarante ans. La visite de Medvedev soulève donc aussi les critiques acerbes des éditorialistes d'outre-Atlantique.
Le mardi 2 mars, Medvedev et Sarkozy devaient inaugurer ensemble la grande exposition Sainte Russie au Louvre. Cette exposition d'art religieux (principalement d'icônes), qui vient de remporter un immense succès à Moscou, est le clou de l'Année France-Russie : 400 manifestations culturelles, économiques, scientifiques et sociales organisées à travers les deux pays.
Un dîner d'Etat, le soir du 2 mars, devait ponctuer la visite du président russe. Ainsi s'ouvrait, de la façon la plus spectaculaire, une nouvelle phase des relations entre Paris et Moscou. Au vif mécontentement des éditorialistes parisiens (qui condamnent a priori le retour de la Russie sur la scène mondiale), Nicolas Sarkozy prend en compte la réalité : pourquoi la France, à l'instar de l'Allemagne ou des Etats-Unis, ne considérerait-elle pas la nouvelle Russie comme un partenaire économique et politique ? Si Londres semble vouloir continuer seule la guerre froide, alors que l'URSS n'existe plus depuis vingt ans, Paris souhaite rester rationnel. Jusqu'à négocier avec le Kremlin la vente de matériel militaire de pointe : ainsi les quatre bâtiments de projection et de commandement (BPC) de classe Mistral, contrat qui déchaîne l'indignation des commentateurs : Pour la première fois depuis 1949, un pays de l'Otan vend du matériel militaire lourd à la Russie, protestent des commentateurs ; négligeant eux aussi le fait que la Russie de Medvedev n'est pas l'URSS de Staline. Et que la France n'est redevenue pays de l'Otan que par la volonté de Sarkozy. La vente des quatre BPC accroîtrait la présence navale de la Russie en Méditerranée, chasse gardée de la flotte américaine depuis quarante ans. La visite de Medvedev soulève donc aussi les critiques acerbes des éditorialistes d'outre-Atlantique.
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