La liste Frêche, plébiscitée par les sondages (31 % des intentions de vote au premier tour), écrase la liste PS concurrente d'Hélène Mandroux qui stagne à 6 %, ce qui lui ôte l'espoir d'un second tour. Cette division donne-t-elle sa chance à la liste UMP ? A peine : avec 22 %, le sarkozyste Raymond Couderc ne se berce pas d'illusions, sachant qu'il ne peut compter sur une alliance de second tour avec Europe Ecologie (Jean-Louis Roumégas, 12 %), le Front de gauche (René Revol, 11 %) ni le Front national (France Jamet, 7 %). Et si les trois listes de gauche hostiles à Frêche s'unissaient au second tour, elles n'arriveraient qu'à un modeste 27 %. Frêche, lui, mise sur 41 %. Il se voit élu d'avance, et le trompète avec sa faconde coutumière.
Cette perspective atterre l'état-major socialiste parisien. Martine Aubry ne semble pas se demander si elle aurait mieux fait de regarder ailleurs, plutôt que de se focaliser sur Montpellier et de prendre le risque d'une défaite dans le Languedoc-Roussillon, terre sainte du socialisme français.
La guerre anti-Frêche
Le secrétaire national Guillaume Bachelay affirme pour sa part que la morale sera récompensée : Tous les jours, des gens me félicitent du fait que le PS soit enfin clair à l'égard de Frêche... Mais plusieurs hiérarques socialistes ne cachent pas qu'ils désapprouvent la guerre anti-Frêche déclenchée par la direction. Pierre Moscovici, par exemple : il est furieux que les colistiers de Frêche soient menacés d'exclusion du parti... Tous ces camarades ne sont pas devenus des fachos ! Ou le maire de Lyon, Gérard Collomb, qui va soutenir Frêche en meeting : il a la légitimité du vote des militants, souligne-t-il. D'où l'indignation desdits militants contre les Parisiens, même si Mme Aubry est lilloise.
Sont ainsi réunis tous les ingrédients du psychodrame français : terroir contre capitale. Cette dialectique se résout généralement au désavantage de Paris - quoique, en l'espèce, Georges Frêche soit un peu sympathique porte-drapeau du terroir. C'est ce qui rassure Martine Aubry : le PS perdra peut-être la région de Frêche, mais s'être fâché avec Frêche devrait être payant sur le plan national.
Cette perspective atterre l'état-major socialiste parisien. Martine Aubry ne semble pas se demander si elle aurait mieux fait de regarder ailleurs, plutôt que de se focaliser sur Montpellier et de prendre le risque d'une défaite dans le Languedoc-Roussillon, terre sainte du socialisme français.
La guerre anti-Frêche
Le secrétaire national Guillaume Bachelay affirme pour sa part que la morale sera récompensée : Tous les jours, des gens me félicitent du fait que le PS soit enfin clair à l'égard de Frêche... Mais plusieurs hiérarques socialistes ne cachent pas qu'ils désapprouvent la guerre anti-Frêche déclenchée par la direction. Pierre Moscovici, par exemple : il est furieux que les colistiers de Frêche soient menacés d'exclusion du parti... Tous ces camarades ne sont pas devenus des fachos ! Ou le maire de Lyon, Gérard Collomb, qui va soutenir Frêche en meeting : il a la légitimité du vote des militants, souligne-t-il. D'où l'indignation desdits militants contre les Parisiens, même si Mme Aubry est lilloise.
Sont ainsi réunis tous les ingrédients du psychodrame français : terroir contre capitale. Cette dialectique se résout généralement au désavantage de Paris - quoique, en l'espèce, Georges Frêche soit un peu sympathique porte-drapeau du terroir. C'est ce qui rassure Martine Aubry : le PS perdra peut-être la région de Frêche, mais s'être fâché avec Frêche devrait être payant sur le plan national.
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