'Les banques, qui nous ont déjà amenés au bord du précipice, ont également participé à la falsification des statistiques budgétaires de la Grèce”, avant de spéculer contre ce même pays, en déchaînant contre lui les marchés financiers...L'expression 'les banques' désigne en l'espèce le géant financier américain Goldman Sachs. A l'automne 2009, raconte la presse américaine, Gary Cohn (n° 2 de la banque) fournit au nouveau Premier ministre grec, Georges Papandréou, 'un instrument financier permettant de remettre à un avenir très lointain le coût du système de santé du pays'. Par ailleurs, en décembre 2009, les agences de notation donnent une très mauvaise note à la Grèce sur sa capacité à honorer sa dette... Les marchés imaginent aussitôt une 'faillite de l'Etat grec', et une rumeur est lancée par le 'Financial Times' : Papandréou aurait envoyé Goldman Sachs proposer à la Chine de racheter 25 milliards d'euros d'emprunt grec ! Si la nouvelle est vraie, c'est que la Grèce est vraiment au bord du krach. Pendant ce temps, à Washington, le lobby des banques américaines dépense des millions de dollars pour que le Congrès continue à ne pas voter la réforme de la régulation des institutions financières, voulue par Barack Obama.
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