Il avoue volontiers que « les trois premiers mois ont été un peu difficiles, sans doute parce que j’avais trop réfléchi. Puis c’est parti dans le plaisir. » Et cela se sent : Renan Luce n’a pas cédé à la tentation d’enregistrer un Repenti-bis. Quelques chansons avaient été écrites, déjà, lorsque le succès de la tournée avait conduit Renan Luce à rallonger sa setlist. Et, à la différence évidemment des chansons de Repenti, il a travaillé « avec une vision d’album. Je savais ce qu’il me fallait en chansons lentes ou rapides, en histoires et en chansons plus personnelles. Je pensais à l’équilibre, à ce que l’album soit homogène ou tout du moins cohérent. »
On retrouve évidemment son goût du portrait vécu, ses anecdotes abracadabrantes et ordinaires à la fois, ses coups d’½il délirants sur le quotidien, ses personnages résolument hors normes, ses confidences voilées de brume. Il avoue que Aux timides anonymes ressemble à un autoportrait (encore que…), que La Fille de la bande ou Nantes n’ont pas l’air d’être des histoires d’aujourd’hui mais pourraient l’être, que les émois de Rue de l’Oiseau-Lyre ressemblent aux siens… Ce sentimental pudique dévoile des confidences obliques et des sourires mélancoliques, dans des chansons-films qu’on imagine volontiers en noir et blanc.
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