Washington a besoin de Pékin. Barack Obama n'a pas renoncé au rêve de régir la planète, mais la montée du géant chinois oblige la Maison Blanche à construire une coopération : l'Amérique y trouverait d'ailleurs son intérêt, notamment envers les dangereux problèmes que sont l'Iran et l'Afghanistan.
Sachant cela, Pékin fait monter les enchères. Objectif : convaincre Washington que son intérêt est de laisser la Chine développer ses propres ambitions. Chantage quexprimait sans fard, ce lundi 1er février, le China Daily : Le message doit être clair, et fort : si les Etats-Unis ne respectent pas les intérêts essentiels de la Chine, ils ne peuvent sattendre à ce que celle-ci coopère sur une vaste gamme de problèmes internationaux et régionaux essentiels.
On ne saurait être plus clair ni plus pressant.
Or les sujets de friction ne manquent pas entre les Etats-Unis et la Chine... Dabord lappui ouvertement apporté par le Département dEtat américain à lempire internet de Google, qui prétend imposer ses intérêts et ses normes à la terre entière - et qui défie ouvertement lEtat chinois, ce qui nest pas du goût de Pékin où les ambitions de Google sont vues comme un anachronisme.
Ensuite, la prochaine rencontre de Barack Obama avec le dalaï-lama : cest un nouveau signe, selon Pékin, de la volonté occidentale de priver la Chine de lindispensable Tibet, clé géo-économique de lExtrême Orient.
Interférences grossières dans les affaires internes chinoises, proteste Pékin.
Pour aggraver encore les choses en apparence, voici laffaire des ventes darmes américaines à Taïwan. Alors que Washington sétait engagée depuis 1982 à ne pas continuer à équiper les forces militaires taïwanaises, Obama (de plus en plus dociles aux exigences du Pentagone) vient de donner le feu vert à la vente de batteries antimissiles Patriot, de navires chasseurs de mines et dhélicoptères Black Hawk : deuxième volet dun contrat darmement étrenné en 2008 sous la présidence Bush... Mais les experts stratégiques constatent quObama, tout en livrant à Taïwan des armes, veille à ne pas livrer celles que Pékin considérerait comme une provocation directe : la dernière version des chasseurs F-16 ou les nouveaux sous-marins diesel électriques. Ainsi Washington laisse ouverte la porte de la négociation sur dautres sujets. LIran et lAfghanistan, par exemple...
Dailleurs, Taïwan elle-même est-elle désireuse daggraver la tension militaire entre elle et la Chine continentale ? Rien nest moins sûr, en tout cas de la part de lactuel président taïwanais Ma Ying-jeou, qui poursuit en sourdine un projet daccord de libre-échange avec la Chine ! Les choses ne sont pas exactement ce quelles ont lair dêtre.
Sachant cela, Pékin fait monter les enchères. Objectif : convaincre Washington que son intérêt est de laisser la Chine développer ses propres ambitions. Chantage quexprimait sans fard, ce lundi 1er février, le China Daily : Le message doit être clair, et fort : si les Etats-Unis ne respectent pas les intérêts essentiels de la Chine, ils ne peuvent sattendre à ce que celle-ci coopère sur une vaste gamme de problèmes internationaux et régionaux essentiels.
On ne saurait être plus clair ni plus pressant.
Or les sujets de friction ne manquent pas entre les Etats-Unis et la Chine... Dabord lappui ouvertement apporté par le Département dEtat américain à lempire internet de Google, qui prétend imposer ses intérêts et ses normes à la terre entière - et qui défie ouvertement lEtat chinois, ce qui nest pas du goût de Pékin où les ambitions de Google sont vues comme un anachronisme.
Ensuite, la prochaine rencontre de Barack Obama avec le dalaï-lama : cest un nouveau signe, selon Pékin, de la volonté occidentale de priver la Chine de lindispensable Tibet, clé géo-économique de lExtrême Orient.
Interférences grossières dans les affaires internes chinoises, proteste Pékin.
Pour aggraver encore les choses en apparence, voici laffaire des ventes darmes américaines à Taïwan. Alors que Washington sétait engagée depuis 1982 à ne pas continuer à équiper les forces militaires taïwanaises, Obama (de plus en plus dociles aux exigences du Pentagone) vient de donner le feu vert à la vente de batteries antimissiles Patriot, de navires chasseurs de mines et dhélicoptères Black Hawk : deuxième volet dun contrat darmement étrenné en 2008 sous la présidence Bush... Mais les experts stratégiques constatent quObama, tout en livrant à Taïwan des armes, veille à ne pas livrer celles que Pékin considérerait comme une provocation directe : la dernière version des chasseurs F-16 ou les nouveaux sous-marins diesel électriques. Ainsi Washington laisse ouverte la porte de la négociation sur dautres sujets. LIran et lAfghanistan, par exemple...
Dailleurs, Taïwan elle-même est-elle désireuse daggraver la tension militaire entre elle et la Chine continentale ? Rien nest moins sûr, en tout cas de la part de lactuel président taïwanais Ma Ying-jeou, qui poursuit en sourdine un projet daccord de libre-échange avec la Chine ! Les choses ne sont pas exactement ce quelles ont lair dêtre.
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