Pour Christophe Robert, délégué général adjoint de la Fondation, cette crise est liée à la négligence des gouvernements. 'Ni ses manifestations ni ses causes n'ont été traitées : la crise ne fait que renforcer des difficultés qui perduraient depuis longtemps. 80 % des Français disent qu'il est devenu difficile de se loger dans ce pays. Près de trois millions de personnes par an sont à la recherche d'un logement ; 1,2 million sont en attente d'un logement social ; plus de 100 000 sont sans domicile fixe.
Se loger en France coûtait 23 % de plus en 2007 quen 2002. Quant aux charges, elles explosent, notamment en raison du prix du chauffage : + 20 % entre 2001 et 2007... Près de 3,4 millions de ménages français sont dans la précarité énergétique et ne peuvent chauffer quune partie de leur habitation. En 2006, constate le rapport, 1,8 million de ménages payaient difficilement leur loyer, et 500 000 ne lavaient pas payé depuis deux mois, se mettant ainsi en danger dêtre expulsés. Le nombre dexpulsions a dailleurs augmenté de 25 à 50 % entre 2002 et 2008 daprès le rapport. Le logement est producteur dexclusion et peut être considéré comme le creuset des inégalités, déclare ainsi la Fondation Emmaüs : Tout se passe comme si, à la panne dascenseur social, se superposait une panne de lascenseur résidentiel. La Fondation demande un quota minimum de 30 % de logements à bas loyers dans tout programme immobilier de plus de 10 logements. Elle réclame un nouveau Plan de cohésion sociale sur cinq ans permettant de mettre sur le marché 150 000 logements sociaux par an. Elle propose aux pouvoirs publics de négocier avec les propriétaires pour que ces derniers ouvrent les logements vacants et limitent les hausses de loyers en cas de changement de locataires. Et elle suggère une hausse de 12 % du montant des aides personnelles au logement, un chèque énergie aux ménages les plus modestes et la suspension des expulsions locatives des personnes de bonne foi.
Se loger en France coûtait 23 % de plus en 2007 quen 2002. Quant aux charges, elles explosent, notamment en raison du prix du chauffage : + 20 % entre 2001 et 2007... Près de 3,4 millions de ménages français sont dans la précarité énergétique et ne peuvent chauffer quune partie de leur habitation. En 2006, constate le rapport, 1,8 million de ménages payaient difficilement leur loyer, et 500 000 ne lavaient pas payé depuis deux mois, se mettant ainsi en danger dêtre expulsés. Le nombre dexpulsions a dailleurs augmenté de 25 à 50 % entre 2002 et 2008 daprès le rapport. Le logement est producteur dexclusion et peut être considéré comme le creuset des inégalités, déclare ainsi la Fondation Emmaüs : Tout se passe comme si, à la panne dascenseur social, se superposait une panne de lascenseur résidentiel. La Fondation demande un quota minimum de 30 % de logements à bas loyers dans tout programme immobilier de plus de 10 logements. Elle réclame un nouveau Plan de cohésion sociale sur cinq ans permettant de mettre sur le marché 150 000 logements sociaux par an. Elle propose aux pouvoirs publics de négocier avec les propriétaires pour que ces derniers ouvrent les logements vacants et limitent les hausses de loyers en cas de changement de locataires. Et elle suggère une hausse de 12 % du montant des aides personnelles au logement, un chèque énergie aux ménages les plus modestes et la suspension des expulsions locatives des personnes de bonne foi.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.